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Davantage de femmes et d’Autochtones dans l’industrie minière

La mine Canadian Malartic

L'industrie minière représente 36 % du PIB de l'Abitibi-Témiscamingue. (archives)

Photo : Mathieu Dupuis

La place des Autochtones et des femmes continue de croître au sein de l’industrie minière. C’est ce que confirme l’Association minière du Québec dans son étude des retombées économiques de l’industrie minière de l’année 2018, qui a été publiée mardi matin.

La main-d’oeuvre féminine, entre 2014 et 2018, a bondi de 35 %. En nombres absolus, on dénote une hausse de 500 femmes dans l’industrie minière, passant de 1398 à 1899.

Toujours entre 2014 et 2018, le nombre de travailleurs autochtones a quant à lui augmenté de 77 %, passant de 258 à 459.

Le secrétaire du Gouvernement de la Nation crie, Me Paul John Murdoch, reconnaît que la cause autochtone progresse, mais qu’il y a encore place à amélioration.

Un avocat pose dans l'entrée du cabinet Murdoch Archambault.

L'avocat Paul John Murdoch

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

L’obligation ou la motivation d’engager des membres des communautés autochtones doit venir de l’intérieur au lieu que ça soit exigé de l’extérieur, croit celui qui agit aussi à titre de négociateur de la Nation crie.

Il est difficile, selon lui, de déterminer le bon taux de travailleurs autochtones et non-autochtones.

À partir du moment où on détermine ce qui est acceptable comme niveau, le plancher pour l’un devient le plafond pour l’autre, indique-t-il.

Josée Méthot, présidente-directrice générale de l’Association minière du Québec, affirme que ces chiffres augmenteront. Selon elle, les femmes et les Autochtones sont des types de travailleurs qui seront très importants dans le futur, encore plus que dans le présent.

Ça démontre très bien à quel point l’industrie minière s’est attardée à cet enjeu de diversité pour diversifier sa main-d’œuvre, dit-elle.

Une femme accorde une entrevue à la caméra devant une affiche de l'Association minière du Québec.

Josée Méthot, directrice de l'Association minière du Québec (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La pénurie de main-d’œuvre est aussi très profitable aux Autochtones, croit Me Paul John Murdoch.

Juste parce qu’on engage un Cri, ça ne veut pas dire qu’on enlève un emploi à quelqu’un de l’Abitibi-Témiscamingue ou du Nord-du-Québec. On travaille fort pour placer notre monde, ça ne devrait pas être vu comme si on enlève quelque chose à quelqu’un.

Les Cris ont aussi réalisé quelque chose d’important dans les partenariats qui ont été mis sur pied au cours des dernières années.

La Nation crie accepte l’obligation de former et de fournir des candidats qualifiés. Nous avons réalisé que nous ne pouvons pas uniquement mettre tout le fardeau sur les entreprises. Ce sont à nos institutions de travailler fort pour fournir et produire des candidats, explique-t-il.

Plus de 3 G$ dépensés dans la région

Une fois de plus, l’Abitibi-Témiscamingue récolte la part du lion en ce qui concerne les retombées économiques de l'activité minière du Québec.

Sur près de 10 milliards de dollars dépensés par les sociétés minières, près de trois milliards et demi ont été dépensés dans la région.

L’étude démontre également que de 15 000 des 48 000 emplois liés à l’industrie minière sont occupés par des résidents de la région.

Avec ses 2,9 milliards de dollars en contribution au PIB régional, l’industrie minière procure ainsi 36 % du PIB total de l’Abitibi-Témiscamingue.

À l’échelle provinciale, plus de 1,3 milliard de dollars ont été versés en revenus fiscaux et parafiscaux, incluant l’impôt sur le revenu des particuliers, la taxe de vente du Québec et les droits miniers, par exemple.

Les droits miniers se chiffrent à 287 millions de dollars en 2018. Nous sommes encore sous la barre des 3 % si on dit que l’industrie minière a généré plus de 10 milliards de dollars au Québec. On devrait viser la fourchette de 3 à 8 %, que nous pourrions ajuster selon la valeur des métaux et la marge de profit, soutient le porte-parole de la coalition Québec meilleure mine et de MiningWatch Canada, Ugo Lapointe.

Un homme est photographié gros plan dans un corridoré

Ugo Lapointe (archives)

Photo : Radio-Canada / Archives

Combien d’impôts corporatifs, questionne Ugo Lapointe?

Il manque cependant une donnée importante dans ce portrait général brossé par l’AMQ, soit l’impôt sur les sociétés, souligne Ugo Lapointe.

On ne comprend pas, ils ne l’ont pas mis. Est-ce que ça serait trop bas et que ça serait gênant? Nous on dit depuis des années dévoilez cette ligne, parce que nous pensons que c’est encore plus bas que les redevances minières qu’ils payent, lance Ugo Lapointe, accusant l’AMQ de cacher cette donnée.

Nous excluons cette donnée parce que l’impôt sur les sociétés est difficile à obtenir, sachant que plusieurs sièges sociaux ne sont pas directement au Québec. L’impôt payé au Québec fait partie d’un tout et cette donnée-là, à l’échelle provinciale, est plus difficile à extraire. Comme nous ne pouvions pas l’obtenir de toutes les sociétés présentes au Québec, nous avons préféré ne pas l’indiquer, parce que cela ne serait pas représentatif de l’industrie, répond Josée Méthot.

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