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Conflit de pêche : les efforts de dialogue se poursuivent

Des homards vivants dans une glacière ouverte sur le trottoir.

Vente de homards pêchés par des Autochtones en vertu des droits conférés par les traités, le 16 octobre 2020 devant Province House, l'édifice qui abrite l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse à Halifax.

Photo : Radio-Canada / Héloïse Rodriguez-Qizilbash

Radio-Canada

Les efforts pour ouvrir le dialogue entre les pêcheurs autochtones et non autochtones se poursuivent dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Un député a tenté de jouer les médiateurs, mardi, sur le terrain.

Kody Blois, le député libéral de Kings–Hants – la circonscription fédérale dans laquelle se trouve la Première Nation de Sipekne'katik –, a rencontré séparément d'un côté le chef autochtone Mike Sack et son conseil de bande, et de l'autre, quatre représentants des pêcheurs commerciaux.

La source des tensions, c'est l'incertitude, dit M. Blois. Pour dénouer l'impasse, selon lui, il faut arriver à offrir de la clarté autant aux groupes autochtones qu'aux pêcheurs commerciaux.

Une rencontre qui devait avoir lieu avec un membre des deux parties a finalement été annulée.

Le chef Mike Sack s’est désisté à la dernière minute, prétextant qu’il devait s’occuper de derniers développements avec son conseil de bande, puis rencontrer ses pêcheurs pour leur annoncer une bonne nouvelle, mais sans donner plus de détails.

Les pêcheurs commerciaux continuent pour leur part d'appeler au dialogue.

Encore une fois je le réitère, il faut que toutes les parties soient à la table, ça c'est critique, insiste Martin Mallet, directeur général de l'Union des pêcheurs des Maritimes.

Le directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes Martin Mallet, le 20 octobre 2020.

Le directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes Martin Mallet, le 19 octobre 2020.

Photo : Radio-Canada

La Première Nation est prête à discuter avec certains d’entre eux, mais pas question de les inviter dans leurs négociations avec le fédéral à propos de la mise en place de son plan de pêche, dont on ne connaît pas encore les détails.

Pendant ce temps, le lancement de la pêche de subsistance continue de faire boule de neige. Le chef de la Première Nation de Membertou, au Cap-Breton, indique que sa communauté se prépare à faire de même.

La ministre fédérale des Pêches et des Océans, Bernadette Jordan, a indiqué qu'elle espère qu'un accord à long terme pourra être conclu pour régler les problèmes de longue date concernant la pêche au homard en Nouvelle-Écosse et les droits des Premières Nations.

Les actes de violence dénoncés

Le chef Mike Sack et le directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes Martin Mallet ont tous deux respectivement dénoncé les messages de haine et les actes de violence dans la province.

Mike Sack sur le quai.

Mike Sack, chef de la Première Nation de Sipekne'katik, le 19 septembre 2020 à Saulnierville en Nouvelle-Écosse.

Photo : CBC / Jeorge Sadi

Selon Martin Mallet, le moral est très difficile en ce moment chez les pêcheurs non autochtones. C’est très pénible de voir les commentaires qui sont transmis de part et d’autre, du côté des non-Autochtones et des Autochtones.

Le directeur général croit que si le gouvernement s’était impliqué plus tôt, dès l’an dernier, la communauté ne serait pas actuellement en train de se déchirer.

S’il y a un côté positif à la situation actuelle, c’est le fait que la situation a vraiment captivé l’attention de la politique nationale, affirme Martin Mallet.

À la fin de la journée, on a un problème de gestion des pêches [...] malheureusement, c’est rendu trop loin.

Martin Mallet, directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes.

Martin Mallet ajoute que les discussions qui ont eu lundi partout au pays ont démontré la responsabilité qu’a le gouvernement fédéral de trouver une solution.

L’UPM continuera de travailler avec le ministère des Pêches et Océans pour tenter de se faire entendre, avec l’objectif ultime de s’asseoir à une table de négociations avec un modérateur.

Avec les informations d’Héloïse Rodriguez-Qizilbash et d'Olivier Lefebvre

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