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Choisir de s'installer en région durant la pandémie

Audrey Brunel et François Verreault Girard au parc de la Pointe-des-Américains.

Audrey Bunel et François Verreault Girard ont adopté la région.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

Au cours des six derniers mois, la région a enregistré une hausse importante de nouveaux arrivants, malgré la pandémie de COVID-19. À lui seul, le territoire de Lac-Saint-Jean-Est en a accueilli 40, comparativement à 28 l’an dernier. La hausse est de 43 %.

Parmi ces néo-Jeannois figurent Audrey Bunel et François Verreault Girard, respectivement originaires de France et de Québec. À l’été 2019, le couple songeait à la possibilité de quitter le centre-ville de la capitale pour venir vivre dans la région.

La quête des grands espaces et l’obtention d’un emploi par Audrey pour Agrinova sont des facteurs qui ont motivé le couple à faire le saut.

François Verreault Girard a aussi perdu ses emplois coup sur coup en raison de la pandémie de COVID-19.

Je travaillais pour le ministère de l'Éducation [...] j'ai perdu ce gros contrat là. Après ça, je travaillais pour les bibliothèques de la Ville de Québec et ç’a été fermé. Je travaillais dans les restaurants, ça s'est terminé. Puis je travaillais dans les bars et ça s'est terminé aussi, relate-t-il.

Un profil différent

Le parcours du couple est typique du phénomène migratoire observé depuis le début de la pandémie, remarque l’agente à Place aux jeunes Roxane Michaud.

Souvent c'était des projets de réflexion : "Un jour, j'aimerais ça, aller en région". Mais maintenant, avec ce qui se passe, ce n'est pas un jour, c'est maintenant que je vais déménager" , illustre-t-elle.

Roxane Michaud devant une affiche de Place aux jeunes.

Roxane Michaud croit que la stratégie de recrutement de nouveaux arrivants a beaucoup changé en raison de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Le couple ne regrette en rien sa décision. François s'est trouvé non pas un, mais deux emplois. Il a d'abord travaillé dans un casse-croûte à L'Ascension. Il œuvre maintenant au Carrefour jeunesse emploi le jour et dans un restaurant le soir, à temps partiel.

Audrey et François ont établi des relations avec leur voisinage et leurs collègues de travail. La création d'un réseau social et professionnel est nécessaire à l'ancrage des nouveaux arrivants chez nous.

Il faut travailler et s'améliorer. On fait venir toutes ces personnes-là qui n'ont pas de réseau, de famille, de contacts et tout. On travaille déjà sur des stratégies de rétention.

Roxane Michaud, agente, Place aux jeunes

De nouvelles stratégies de recrutement ont été élaborées en raison de la pandémie.

Il faut que je me déplace moi-même pour aller faire les visites d'appartement. On fait des Messenger ou des Zoom et je me promène. Parce que c'est beaucoup plus difficile maintenant, les déplacements. J'ai aussi développé une technique de recrutement sur les pages Facebook, renchérit-elle.

Le portrait des nouveaux arrivants s'est également modifié, passant des jeunes familles à des gens seuls ou en couple.

Place aux jeunes cible particulièrement les diplômés de 18 à 35 ans qui désirent s'établir en région. Malgré le fait que le Saguenay-Lac-Saint-Jean pourrait basculer en zone rouge en raison de l’augmentation des cas de coronavirus, Roxane Michaud a confiance de pouvoir dépasser la cible du nombre de nouveaux arrivants fixée pour cette année.

François et Audrey, eux, ne regrettent pas du tout leur choix. Au parc de la Pointe-des-Américains, un endroit qu’ils ont adopté et auquel ils vouent un attachement particulier, les futurs parents se lancent un regard heureux en songeant à l’arrivée de leurs jumeaux au printemps.

D'après le reportage de Laurie Gobeil

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