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Pas assez de soutien de la Saskatchewan pour les personnes handicapées, selon un rapport

Un homme dans un fauteuil roulant.

L'allocation octroyée aux personnes handicapées par le Programme de revenu assuré pour les personnes handicapées en Saskatchewan (SAID) est désormais insuffisante, selon un membre de l'équipe qui a créé le programme en 2008, Dave Nelson.

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

Un rapport de la Coalition de soutien au revenu en cas d’invalidité (DISC), un organisme réginois d’aide aux personnes handicapées, met en lumière les failles dans le Programme de revenu assuré pour les personnes handicapées en Saskatchewan (SAID).

Le gouvernement provincial a créé le SAID en 2008 pour remplacer le revenu des gens qui souffrent de handicaps importants et durables. Depuis, le programme a subi de nombreuses compressions au fil des ans, selon la directrice de la recherche sur la défense des droits et l’élaboration des politiques publiques de la division saskatchewanaise de l’Association canadienne pour la santé mentale, Rebecca Rackow.

Elle explique qu’il n’offre par exemple plus de supplément pour le logement, ni de subventions pour un régime alimentaire particulier ou le transport.

L’une de nos préoccupations principales est que le revenu ne couvre pas tous les coûts liés à un handicap important ou durable.

Rebecca Rackow, directrice de la recherche sur la défense des droits et l’élaboration des politiques publiques de la division saskatchewanaise de l’Association canadienne pour la santé mentale

Les six problèmes principaux du SAID selon le report de la DISC

  • Problèmes dans l’uniformité et la formation des spécialistes du revenu
  • Le programme ne permet pas aux bénéficiaires de participer pleinement à la vie de leur communauté car le revenu fourni ne couvre pas tous les coûts liés à un handicap important et durable pour tous les bénéficiaires
  • Le gouvernement provincial n’envisage pas suffisamment de fournir des logements qui répondent aux besoins des personnes handicapées
  • Il n’y a pas suffisamment de transport accessible pour répondre aux besoins de tous les Saskatchewanais handicapés
  • Certains bénéficiaires ont de la difficulté à gérer leur argent et il n’y a pas assez de soutien pour les aider à payer leurs factures
  • Il y a des problèmes dans le recouvrement des paiements excédentaires, c’est-à-dire qu’un bénéficiaire peut avoir des problèmes liés avec son taux de recouvrement lorsqu’il est trop payé

Dave Nelson fait partie de l’équipe qui a développé le SAID. Il est également le conseiller principal de la division saskatchewanaise de l’Association canadienne pour la santé mentale.

Il affirme que ce programme avait pour but d’être une solution à long terme pour les personnes qui souffrent d’un handicap, et non un programme d’aide au revenu comme l’est le Programme d’assistance de la Saskatchewan (SAP).

Dave Nelson explique que les prestataires peuvent recevoir jusqu’à 1250 $ par mois, un montant qu’il qualifie désormais d’insuffisant avec la hausse des prix de l’épicerie et du loyer en raison de l’inflation.

Toute personne qui doit vivre avec 1250 $ par mois, loyer compris, se situe bien en dessous du seuil de la pauvreté.

Dave Nelson, conseiller principal de la division saskatchewanaise de l’Association canadienne pour la santé mentale

Selon lui, la Prestation canadienne d’urgence (PCU), qui remplaçait le revenu du salaire minimum par une allocation de 2 000 $ par mois, montre combien les gens devraient recevoir.

La plupart de ces gens [qui ont eu accès à la PCU] n’ont pas eu à composer avec des handicaps importants et durables qui comportent des coûts additionnels. [Les bénéficiaires du SAID] ne sont pas traités de la bonne façon, comme ce l’était au début du programme, conclut Dave Nelson.

La DISC et l’Association canadienne pour la santé mentale font pression pour que le financement du SAID devienne un enjeu électoral.

Pour ce rapport, la DISC a interviewé 11 personnes au sujet de leurs expériences personnelles. Elle a aussi récolté les réponses d’un sondage complété par 432 personnes. Ces répondants incluent 188 bénéficiaires du SAID ainsi que 244 personnes qui représentent des organismes qui soutiennent ces prestataires.

Avec les informations de Heidi Atter

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