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Plus de 500 signatures pour une pétition contre le changement de nom d’Asbestos

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Le fond du gros trou de la mine est rempli d'eau foncée.

L'ancienne mine d'amiante

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le processus de changement de nom ne fait pas que des heureux à Asbestos. Alors que les citoyens ont choisi de renommer leur ville Val-des-Sources après quatre jours de vote, une pétition lancée par un citoyen a déjà récolté plus de 500 signatures pour que l’ancienne ville minière garde son nom.

Jeff Therrien, résident d'Asbestos et instigateur de la pétition, attendait le dévoilement officiel du choix des citoyens pour entamer ses démarches de contestation. Depuis que la Ville d’Asbestos a annoncé ses intentions de changer de nom en novembre 2019, Jeff Therrien s’y est toujours opposé.

La pétition a pour but de faire un référendum pour que ce soit les citoyens qui décident si on change de nom ou pas parce que les citoyens n’ont pas été consultés. Ça s’est fait à huis clos entre le conseil et le maire. Plusieurs Estriens s’opposaient à ce changement de nom, lance-t-il au micro de l’émission Par ici l’info.

Même si [Asbestos] change de nom, je voudrais que ce soit les citoyens qui l'aient décidé. [Ce sont] eux qui ont élu le maire. J’ai l’impression que ça serait [...] plus démocratique.

Jeff Therrien, résident d'Asbestos et instigateur de la pétition

Un délai de 30 jours pour s’opposer au nouveau nom

Selon Jeff Therrien, beaucoup de citoyens ignorent qu’ils disposent de 30 jours pour s’opposer au changement de nom, à partir du moment où la nouvelle appellation a été choisie. Plusieurs pensaient qu’ils ne pouvaient rien faire, que ça avait déjà été décidé, qu’il n’y avait aucun moyen de s’opposer. Ce qui est totalement faux, souligne-t-il.

Le citoyen d’Asbestos compte récolter des signatures supplémentaires pendant encore une à deux semaines. On va respecter les délais que ça prend et on enverra [la pétition] à la ministre des Affaires municipales Andrée Laforest, ajoute-t-il.

Jeff Therrien espère d’ailleurs que la pétition qu’il a lancée pourra faire basculer les choses, surtout qu’il pense qu’une pétition avec plus de 500 noms pourrait avoir un certain impact.

La Ville confiante

De son côté, le directeur général de la Ville d'Asbestos, Georges-André Gagné, dit être très confiant que le changement de nom puisse aller jusqu’au bout. Depuis le début du processus, on est en communication avec les gens du ministère des Affaires municipales pour expliquer notre démarche et tous les gestes qu’on pose, explique-t-il à l'émission Par ici l’info.

D’ailleurs, Georges-André Gagné croit qu’il faudrait qu’un nombre important de citoyens signe la pétition pour que le ministère des Affaires municipales décide de ne pas aller de l’avant. Dans un processus de changement de nom, il y a une part émotive. On comprend qu’il y a des gens qui peuvent s’y opposer, poursuit-il

D’après lui, le processus amorcé par Asbestos dans le courant de la dernière année démontre que la Ville avait une adhésion de la population. En temps de pandémie, réussir à faire voter près de 50 % [de la population] et la faire se déplacer pour choisir un nom, ça démontre l’adhésion de faire changer de nom, dit-il.

Déception à Saint-Camille

Du côté de Saint-Camille, le maire Philippe Pagé n’a pas caché sa déception en apprenant que les citoyens d’Asbestos avaient choisi le nom Val-des-Sources, car la MRC se nomme déjà Des Sources. Il n’est toutefois pas surpris de leur choix.

Le nom des Sources est quand même populaire et bien ancré dans notre territoire, admet-il. D’ailleurs, le conseil municipal de Saint-Camille avait fait part de son opposition au nom Val-des-Sources il y a quelques mois.

Philippe Pagé dit néanmoins respecter la décision des citoyens d’Asbestos. Il ne compte pas soutenir ceux qui s’opposent au changement de nom de la municipalité. C’est rendu un processus qui appartient aux gens d’Asbestos. Si un groupe de citoyens compte contester qu’ils le fassent, mais de notre côté, à Saint-Camille, on n’ira pas plus loin, indique-t-il.

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