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Feu vert pour un parc solaire dans la vallée à Edmonton

Un terrain avec quelques arbres.

Epcor a concaincu le conseil municipal de changer le zonage d'une section de la vallée de la rivière Saskatchewan Nord pour pouvoir y construire un parc solaire.

Photo : Edmonton River Valley Conservation Coalition / Eric Gormley

Au terme d'un vote serré, le conseil municipal d'Edmonton a décidé de permettre à Epcor d’installer un parc solaire de 21 hectares dans la vallée de la rivière Saskatchewan Nord. C’était la dernière approbation nécessaire pour commencer la construction.

Sept membres du conseil municipal ont voté en faveur du projet, et six s’y sont opposés. La construction devrait commencer l’an prochain et se terminer en début de 2022.

La centrale sera construite dans le sud-ouest d’Edmonton, juste avant l’autoroute Anthony-Henday. Elle pourra générer jusqu’à 12 mégawatts, pour aider à alimenter l’usine de traitement d’eau E.L. Smith, qui se trouve là.

Epcor prévoit que le projet fournira environ 45 % de l’électricité nécessaire à cette usine.

Le terrain appartient déjà à Epcor, mais il fait partie d'une zone de « parc urbain ». Pour commencer la construction, la société devait donc convaincre le conseil municipal d'en changer le zonage pour y permettre l'activité industrielle.

De nombreux particuliers et groupes environnementaux se sont opposés au projet au cours des audiences publiques, espérant qu'Epcor construise sa centrale en dehors du parc.

Inquiétudes pour la faune et l'environnement

Aaron Paquette, un des six conseillers municipaux qui se sont opposés au projet, trouve contradictoire de vouloir installer un projet d’énergie verte dans un lieu qui est très sensible sur le plan environnemental et qui est déjà entouré de friches industrielles.

Je crains que nous ne devenions la risée du monde si nous approuvons cela, a-t-il dit, lundi soir.

Le conseiller municipal Jon Dziadyk, qui a également voté contre le rezonage, a dit s’inquiéter que cela n’ouvre la voie à d’autres idées de développement industriel dans le parc.

Je ne donnerais pas mon soutien à l’installation de panneaux solaires partout sur les 7000 acres de la vallée , a affirmé le maire, Don Iveson, qui a soutenu le projet. Mais, ici, il s'agit d’en mettre à côté de l’usine de traitement d’eau, sur des terres réservées pour son expansion et qui ont déjà été temporairement perturbées, afin de nous aider à atteindre nos cibles climatiques.

Epcor reconnaît que le projet risque d’entraver la circulation des animaux et plus particulièrement des grands mammifères, dans cette région de la vallée. Des groupes se sont aussi inquiétés pour les oiseaux, qui ont tendance à s’écraser sur les panneaux solaires.

Le conseil municipal s’était penché une première fois sur le projet en 2019, mais après une audience publique, il avait renvoyé Epcor faire ses devoirs, lui demandant de mieux consulter les groupes concernés.

Epcor a consenti à des compromis. Elle a notamment élargi le couloir de circulation de la faune prévu sur les lieux et accepté d’installer les panneaux plus loin de la berge. Elle dit aussi avoir réduit l’empreinte carbone du projet.

Le projet a déjà été approuvé par le ministère de l’Environnement, la commission des services publics de l’Alberta et Tourisme Alberta. La Nation crie Enoch, pour qui ces terres sont culturellement et historiquement importantes, a signé un protocole d’entente avec Epcor.

Epcor s’est engagée à continuer à surveiller l’apparition de toute conséquence environnementale imprévue pendant les trois premières années après la construction et, le cas échéant, à mettre en place des mesures pour y remédier.

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