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Un programme de mentorat pour les entraîneuses noires imaginé par une Torontoise

Lee Anna Osei s'adresse à ses joueuses lors d'un temps d'arrêt.

Lee Anna Osei dirige l'équipe féminine de basketball de l'Université Saint-Francis-Xavier, en Nouvelle-Écosse, depuis 2018.

Photo : Université Saint-Francis-Xavier

La Black Canadian Coaches Association (BCCA) s'est jointe à l'Association canadienne des entraîneurs (ACE) pour lancer un nouveau programme de mentorat, visant principalement les entraîneuses noires au pays.

Le programme a été imaginé par Lee Anna Osei afin de faire la promotion des réussites de femmes noires, métisses ou autochtones au poste d'entraîneuse et d'encourager d'autres femmes à suivre leurs traces.

La Torontoise dirige l'équipe de basketball féminine de l'Université Saint-Francis-Xavier, en Nouvelle-Écosse. Elle a aussi lancé Canletes Sports, un programme qui veille au développement et à la promotion de joueuses de basketball, principalement.

Avec ce nouveau projet, Osei et les deux associations espèrent offrir du mentorat et favoriser la professionnalisation des mentorées, mais aussi lutter contre la discrimination systémique et développer des stratégies de défense et d'adaptation face aux stéréotypes et aux micro-agressions.

Douze mentores issues de divers milieux sportifs ont été choisies pour prendre part à ce programme. Elles dirigent des équipes de basketball, de natation, de hockey sur glace, de soccer, de football drapeau, d'athlétisme, de rugby et de hockey sur gazon.

Dans certains sports – notamment la natation, le hockey sur glace et le football-drapeau –, elles sont les seules entraîneuses-chefs noires, autochtones ou de couleurs actives à leurs niveaux respectifs. Ce constat alarmant illustre la nécessité d’augmenter le nombre d’entraîneuses professionnelles et de leaders sportives noires au Canada, indique l’ACE dans un communiqué.

Célébrer la différence

Cheryl Jean-Paul, l'une des mentores, compte parmi les entraîneuses les plus chevronnées au pays, en vertu de ses 10 ans à la barre de l'équipe féminine de basketball de l'Université Trinity Western, en Colombie-Britannique.

Chery Jean-Paul s'adresse à ses joueuses pendant un match.

Cheryl Jean-Paul dirige l'équipe féminine de basketball de l'Université Trinity Western, en Colombie-Britannique, depuis 10 ans.

Photo : Trinity Western University

La Manitobaine reconnaît que peu de postes ont été offerts aux femmes jusqu'à présent dans le sport de haut niveau au Canada, mais en contrepartie, elle y voit aussi un petit groupe pancanadien d'entraîneuses solidaires auquel, elle l'espère, se joindront bientôt les mentorées.

C'est tellement important pour les jeunes femmes de voir des gens qui leur ressemblent réussir, même si cela n'a rien à voir avec le sport de haut niveau. Ça va au-delà de tout ça.

Cheryl Jean-Paul

Je veux que mes joueuses me voient et se disent 'je peux faire ça, je peux le faire en médecine, je peux le faire dans le monde des affaires' et qu'elles se perçoivent comme des pionnières, rajoute Cheryl Jean-Paul. C'est la même chose pour le programme de mentorat. Il faut que [les mentorées] acceptent leur différence et la célèbrent aussi pour percer.

Il faut commencer à agir

Lee Anna Osei, qui a grandi dans le quartier Jane-Finch de Toronto, sait que le sport peut être un vecteur de changement.

Lee Anna Osei lors d'une soirée des anciens de l'Université Wilfrid-Laurier.

Lee Anna Osei a joué au basketball à l'Université Wilfrid-Laurier, en Ontario, avant de prendre les commandes du programme de l'Université Saint-François-Xavier.

Photo : Twitter/Laurier Alumni

Plus que jamais, je veux qu'on alimente la conversation. Je veux qu'on la garde en vie pour engager les institutions. Les gens ne publient plus de carrés noirs sur les réseaux sociaux et ce n'est pas parce que la situation est réglée, au contraire. C'est que les récents incidents ont réussi à montrer le fait que nous n'avons pas les infrastructures pour protéger les Noirs, dit-elle.

Il faut commencer à agir, après toutes les conversations que nous avons eues. Le programme de mentorat est un de ces points de départ.

Lee Anna Osei

Les inscriptions sont ouvertes aux entraîneuses en herbe ou expérimentées qui s’identifient comme des personnes noires, métisses ou autochtones, précise l'ACE. La période de candidature nationale prend fin le 26 octobre.

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