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Vote de confiance aux Communes : est-ce que le NPD soutiendra les libéraux?

En point de presse mardi, le chef Jagmeet Singh a évité de dire si son parti votera pour ou contre la motion conservatrice.

Jagmeet Singh, en entrevue.

Le chef du NPD, Jagmeet Singh, a évité de dire mardi si sa formation allait voter pour ou contre la motion conservatrice.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

C’est mercredi après-midi que les partis politiques fédéraux devront se prononcer sur une motion conservatrice visant à créer un comité spécial pour enquêter sur l’affaire UNIS, un vote qui engage la confiance de la Chambre. Le Bloc québécois appuiera la motion des conservateurs, laissant le NPD décider du sort du gouvernement libéral minoritaire de Justin Trudeau.

Les conservateurs ont choisi d'avancer une motion qui établit clairement qu’ils n’ont plus confiance dans ce gouvernement, a soutenu le premier ministre Justin Trudeau.

Alors les partis d’opposition vont avoir un choix à faire : est-ce qu’ils vont continuer de faire fonctionner ce Parlement minoritaire ou est-ce qu’ils ont perdu confiance dans le gouvernement? C’est leur choix, a-t-il poursuivi.

Si [les élus du] Parlement déterminent qu’ils n’ont plus confiance dans ce gouvernement, malheureusement, ça va vous vouloir dire effectivement des élections.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, qui a confirmé mardi après-midi que sa formation allait appuyer la motion déposée par le Parti conservateur du Canada, a décoché une flèche au Nouveau Parti démocratique, qui a encore le sort du gouvernement de Justin Trudeau entre ses mains. Le NPD avait appuyé le gouvernement lors du vote de confiance sur le discours du Trône, il y a deux semaines.

Le NPD, ce n’est pas clair [ce qu'ils vont faire], parce qu’ils ont développé une expertise particulière pour dénoncer, vilipender le gouvernement, avant de voter avec le gouvernement, a-t-il fait valoir.

Maintenant, on sait que le gouvernement a des démangeaisons, a aussi ajouté M. Blanchet. Il aimerait ça aller en élections sans que ce soit de sa faute. Donc, il faudrait qu’on l’ait fait tomber.

Il n'y a personne au Québec qui est assez naïf pour imaginer que ce n'est pas une manœuvre du gouvernement pour ne pas être responsable lui-même si jamais il y a élection, a ajouté Yves-François Blanchet.

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Un drapeau flotte devant le parlement à Ottawa.

Affaire UNIS : vote de confiance sur la motion conservatrice

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

En point de presse mardi, le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a évité de dire si son parti votera pour ou contre la motion conservatrice, et ce, même si la question lui a été posée à quatre reprises.

C’est clair pour moi que le premier ministre veut seulement trouver une excuse pour plonger le pays dans une élection,a-t-il plutôt répété, affirmant du même souffle qu'il ne savait pas comment Justin Trudeau allait justifier aux Canadiens le déclenchement d'élections simplement pour éviter la création d'un comité. Je n'en veux pas de cette farce proposée par monsieur Trudeau, a-t-il aussi lancé.

C’est très clair qu’il y a des négociations au sujet du comité. […] Nous avons tous proposé des solutions, a-t-il toutefois ajouté, laissant entendre que des tractations se déroulent en coulisses pour éviter un scrutin.

Si le NPD s'abstient lors du vote de confiance, le gouvernement libéral minoritaire peut tomber : les libéraux ont 154 sièges, tandis que le Parti conservateur du Canada (121), le Bloc québécois (32), les verts (3) et les indépendants (2) comptent 158 élus. Deux sièges sont vacants : ceux de Toronto-Centre et de York-Centre.

Erin O'Toole, les bras ouverts, devant une rangée de drapeaux des provinces.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Erin OToole, en conférence de presse, mardi, à Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le Parti conservateur a utilisé sa journée d'opposition, mardi, pour mousser sa proposition de créer un « comité anticorruption », rebaptisé « comité spécial sur les allégations d'usage abusif de fonds publics par le gouvernement pendant la pandémie du de COVID-19 au Canada ».

Les conservateurs souhaitent que ce comité se penche sur le contrat octroyé à UNIS pour la défunte Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant, mais aussi sur l'octroi d'autres contrats accordés à des proches des libéraux et toute autre mesure du gouvernement en réponse à la pandémie jugée nécessaire.

Ils ont aussi ajouté une clause indiquant que la création du comité ne doit pas, de l'avis de la Chambre, constituer un motif légitime de déclencher une élection générale.

Amendée ou non, la motion conservatrice ne passe pas chez les libéraux.

C'est clair que ceci est un vote de confiance, a réitéré le leader parlementaire du gouvernement, Pablo Rodriguez, lors d'une conférence de presse. Si vous écrivez un livre, vous mettez un titre et qu'en bout de ligne, vous changez le titre, le livre demeure aussi mauvais qu'il l'était au début. C'est le même livre avec un titre différent.

S’il [le premier ministre] veut déclencher des élections, si le Parti libéral préfère envoyer les gens aux urnes pendant une pandémie plutôt que répondre à quelques questions raisonnables, je pense que les Canadiens devraient s’inquiéter, a répliqué le chef conservateur Erin O’Toole.

Avec les informations de La Presse canadienne

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