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Des manifestations à Québec et à Ottawa pour sauver l’industrie aérienne

Des manifestants avec des pancartes sur le terrain de l'aéroport de Québec.

Des dizaines de manifestants ont investi le terrain de l'aéroport de Québec mardi.

Photo : Radio-Canada / Marc Andre Turgeon

Des manifestations ont eu lieu mardi matin devant le parlement, à Ottawa, et à l’aéroport Jean-Lesage de Québec afin de sauver l’industrie aérienne, l’une des principales victimes économiques de la COVID-19 à travers le monde.

Les manifestants, pour la plupart des pilotes, des agents de bord et des employés des aéroports, souhaitent dénoncer le manque de soutien du gouvernement fédéral envers leur industrie, plongée dans une situation catastrophique. C'est que le transport aérien est littéralement paralysé depuis l’avènement de la pandémie.

Ça fait depuis le mois de mars qu’on voit noir. On veut envoyer un message clair, notamment à Justin Trudeau et Marc Garneau, commente Jean-Sébastien Guay, fondateur d’Aero emploi et organisateur de la manifestation à Québec.

Dernier de classe

Les manifestants considèrent que le fédéral fait piètre figure parmi les gouvernements des pays du G20 en matière d’aide à cette industrie durement éprouvée. Les gouvernements allemands et français, par exemple, aident financièrement leur géant de l'air, comme Lufthansa et Air France.

Un manifestant avec une pancarte sur le terrain de l'aéroport de Québec.

Les manifestants sont des pilotes, des agents de bord et des employés des aéroports, pour la plupart.

Photo : Radio-Canada / Marc Andre Turgeon

On réclame d’ajuster les mesures sanitaires aux frontières en fonction des différents pays. Un peu comme au Québec où l’on travaille avec des zones rouges, des zones orange. Il faut stopper le mur à mur, ajoute Jean-Sébastien Guay au micro de l’émission matinale Première heure.

Là où l’épidémie est moins [présente], on pourrait laisser tomber le 14 jours [de quarantaine]. Et aussi, il ne faut pas se priver des tests rapides.

Jean-Sébastien Guay, fondateur d’Aero emploi

Du cas par cas

M. Guay réclame aussi que les plus petites entreprises d’aviation soient traitées différemment des géants.

Un avion qui ne vole pas n’est pas rentable et ce sont des coûts fixes énormes. Ces compagnies-là brûlent des sommes d’argent phénoménales, explique-t-il. Il faut y aller au cas par cas. C’est un peu comme la table d’imposition des contribuables. Nous ne sommes pas imposés de la même façon si l’on gagne 50 000 $ ou 100 000 $.

L’entrepreneur spécialisé dans les ressources humaines est à même de constater le drame qui se joue dans cette industrie. Des dizaines de milliers d’emplois seront perdus avant longtemps.

Un avion de la compagnie Air Canada stationné sur le tarmac de l'aéroport de Montréal.

Air Canada a déjà mis à pied 20 000 de ses 38 000 employés.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Même un géant comme Air Canada a déjà mis à pied 20 000 de ses 38 000 employés. À Québec, seulement 600 000 voyageurs fréquenteront l’aéroport en 2020, comparativement à 1,8 million en 2019. Cette baisse radicale sera inévitablement liée à d’autres pertes d’emplois.

Ce qui nous touche davantage, c’est qu’on voit dans notre système une série d’employés licenciés et on ne peut pas rester insensible à ça.

Jean-Sébastien Guay, fondateur d’Aero emploi

Le public était également invité à se rendre dans les manifestations pour démontrer leur soutien et échanger avec les travailleurs de l'industrie.

C’est une bonne occasion aussi d’échanger avec des passionnés de l’aviation, souligne M. Guay.

Point de rencontre

À Ottawa, le point de rencontre était situé à proximité du nouveau Musée canadien de la guerre, dans le quartier des plaines LeBreton. Les marcheurs ont emprunté la rue Wellington pour se rendre jusqu’au parlement.

À Québec, la manifestation a eu lieu dans le stationnement P4 de l’aéroport Jean-Lesage, exceptionnellement gratuit pour l’occasion.

Avec la collaboration de Félix Morrissette-Beaulieu et Marc-André Turgeon

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