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COVID-19 : retards importants dans la recherche des contacts des personnes infectées

Deux personnes infectées par la COVID-19 signalent un retard de six jours dans la recherche des contacts.

Un homme est assis dans son salon devant un écran d'ordinateur. Il a le visage brouillé.

Un Winnipégois affirme qu’on lui a demandé le nom des personnes avec lesquelles il avait été en contact six jours après avoir reçu la confirmation qu’il était atteint de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Deux hommes de Winnipeg atteints de la COVID-19 affirment que la province peine à effectuer correctement la recherche des contacts.

Aaron Lund, 46 ans, a appris mercredi dernier qu'il était atteint de la COVID-19 et attend toujours qu'on lui demande avec qui il a eu des contacts étroits.

Mercredi dernier, une infirmière lui a demandé d'écrire le nom de toutes les personnes avec lesquelles il avait été en contact la semaine précédente et d’être prêt à fournir cette information lors d’un appel de suivi.

Cet appel n’a pas encore eu lieu, six jours plus tard, affirme Aaron Lund.

Il n'y a pas eu de recherche de contacts, dit-il. J’avais l’impression que le traçage de contacts était une priorité. Si c'est le cas, j'aurais dû recevoir un appel plus tôt.

Un autre homme qui a appris le 13 octobre qu’il était porteur de le maladie a fourni sa liste de contacts six jours plus tard.

C'est bien trop tard pour faire la recherche des contacts. J’aurais pu recevoir un numéro de référence [pour l'application mobile Alerte COVID] et cela n’a pas été fait, mentionne Jordan, un nom fictif donné par CBC News afin de protéger ses renseignements personnels en matière de santé.

Tout comme Aaron Lund, il a été surpris de ne pas avoir à fournir le nom des personnes qu’il avait récemment côtoyées pour effectuer un traçage.

Le 18 octobre, Jordan a reçu un second appel lui disant, une nouvelle fois, qu’il était atteint de la COVID-19, alors qu'il en avait déjà été informé cinq jours plus tôt.

Cela m'a fait peur, d'une certaine façon, dit-il. [Les employés de la santé publique] n’ont pas l’air de savoir ce qui se passe. Ils n’avaient même pas réalisé que j’avais été contacté. Ça me fait réfléchir et je me demande ce qu'ils laissent passer entre les mailles du filet.

Le 19 octobre, Jordan a reçu un autre appel d’une infirmière de la santé publique qui lui a demandé si l’enquête de recherche des contacts était terminée. Il lui a répondu qu'il avait déjà reçu deux appels de la santé publique, mais qu'aucune recherche de contacts n'avait été effectuée.

L'infirmière s'est alors excusée et lui a dit : Nous essayons un nouveau système parce que nous sommes en retard. Elle a ensuite effectué la recherche des contacts.

Brent Roussin est à une table et parle, un micro posé devant lui.

Le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin, souhaite un traçage de contacts plus rapide.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin, a pourtant confirmé lundi qu’il n'y avait pas de nouveau système de traçage de contacts à l’essai.

Brent Roussin estime que le traçage doit être plus rapide, mais il admet que l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 à Winnipeg a eu pour effet d'engorger la recherche des contacts. Il précise que le délai est d’environ 60 heures entre la confirmation d’un test positif et l’appel pour la recherche de contacts.

La Croix-Rouge en renfort

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Wab Kinew, réclame l'embauche d'un plus grand nombre de personnes pour effectuer la recherche des contacts.

Le gouvernement manitobain a dit par communiqué qu'il s'associe à la Croix-Rouge pour faire un meilleur travail. Le ministre de la Santé, Cameron Friesen, a affirmé que la province allait augmenter la capacité de dépistage et avait choisi la Croix-Rouge pour fournir des services supplémentaires dans la recherche des contacts.

Lundi, Soins communs Manitoba s’est adressé au public dans un appel à l’aide pour pourvoir des postes d'infirmières et d'autres travailleurs de la santé, dont des personnes qui seront affectées à la recherche de contacts.

Questionné sur l’efficacité de l’application mobile Alerte COVID, le médecin hygiéniste en chef du Manitoba ne pouvait affirmer si l'application, mise en ligne au Manitoba le 1er octobre, avait du succès dans la province.

Avec les informations d’Austin Grabish

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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