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Difficile de se remettre sur pied après une mise à pied dans l'industrie pétrolière

Deux travailleurs regardent des puits de pétrole.

Des puits de pétrole.

Photo : Getty Images / Andrew Burton

Radio-Canada

Les travailleurs qui ont perdu leur emploi dans le secteur du pétrole et du gaz ont plus de difficultés qu’avant à trouver une nouvelle place après une mise à pied.

C’est ce que montrent les données du fichier longitudinal des travailleurs de Statistique Canada, une base de données spécialisée qui permet aux chercheurs de suivre les travailleurs au fil du temps lorsqu'ils changent d'emploi, créent une entreprise, prennent leur retraite ou apportent d'autres changements à leur vie professionnelle.

Dans le passé, entre 70 et 85 % des chômeurs avaient trouvé un nouvel emploi moins d'un an après avoir été licenciés, un chiffre qui baisse à 60 % pour ceux qui ont perdu leur emploi en 2015 ou 2016.

Selon Carol Howes qui étudie le marché du travail pour la division PetroLMI de l’association Sécurité énergétique Canada, le ralentissement des dernières années diffère des précédents.

En général, c'était cyclique : l'industrie revenait et recommençait à recruter, dit-elle.

La différence que nous constatons cette fois-ci est que cette récession persiste depuis la fin 2014, début 2015.

Jeff Forsyth a traversé plus d'un ralentissement dans l'industrie pétrolière. Il a réussi à s’en sortir cette fois-ci grâce notamment à un diplôme en commerce. Quand ils m’ont engagé, ils m'ont dit : "Vous êtes rare : vous avez des compétences techniques et commerciales", dit-il.

Il reconnaît toutefois que tout le monde n’a pas son profil et que beaucoup ont encore de la difficulté à se retrouver un bon travail après une mise à pied dans le secteur pétrolier et gazier.

Certains sont définitivement toujours au chômage, dit-il.

Je pense que les plus durement touchés sont les jeunes ingénieurs. Les jeunes qui venaient de fonder une famille et qui n’ont pas pu profiter d’années de bonus élevés pour mettre de l’argent de côté.

Selon lui, les emplois d'ingénieurs, de géophysiciens et d'autres postes qui étaient très demandés lorsque les entreprises faisaient plus d'exploration ont en grande partie disparu et de nombreuses personnes qui travaillaient dans ces domaines ont quitté l'Alberta à la recherche de nouvelles occasions.

Maintenant, lorsque les gens sont réembauchés, les exigences en matière de compétences ont changé, et cela est vraiment motivé par l'innovation dans les technologies que l'industrie met en œuvre, ajoute Carol Howes.

Les employeurs s’attendent à ce que les employés se perfectionnent ou fassent l’acquisition de nouvelles compétences pour pouvoir répondre aux exigences des nouveaux emplois.

Selon Carol Howes, il est plus facile pour d’anciens travailleurs du secteur de se tourner vers d'autres industries où certaines de leurs compétences existantes peuvent être transférées, comme la pétrochimie, l'agriculture, la logistique et la gestion de la chaîne d'approvisionnement.

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