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Drogues et insécurité au centre-ville de Sudbury : la Ville à la recherche de solutions

Des toilettes temporaires au Centre de transport des autobus municipaux du Grand Sudbury.

Le faible achalandage au centre-ville, en raison de la pandémie, contribuerait au sentiment d'insécurité, selon le conseiller municipal Geoff McCausland.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Radio-Canada

Des commerçants de Sudbury sont préoccupés par les effets de la crise des opioïdes au centre-ville et espèrent voir la Ville prendre des mesures concrètes.

La propriétaire du restaurant The Motley Kitchen, Natalie Lefebvre, voit de plus en plus de toxicomanes qui flânent et qui laissent au passage des aiguilles usées.

D’habitude, il n’y a personne qui se tient là, mais un jour je suis venu au travail et quelqu’un a commencé un feu sur le trottoir devant le restaurant , raconte-t-elle.

Je trouve que c’est un peu plus épeurant le soir quand je sors.

Natalie Lefebvre, propriétaire du restaurant The Motley Kitchen

Elle ne croit pas que la Ville et la police en font assez.

Le groupe de citoyens No More, créé récemment à Timmins pour lutter contre les revendeurs de drogues, a par ailleurs une section locale à Sudbury.

William Himsl, le propriétaire du commerce The Refinery, affirme aussi avoir vu la situation empirer dans les derniers mois. Il a d’ailleurs été cambriolé la semaine dernière.

William Himsl accorde une entrevue.

William Himsl craint pour l'avenir du centre-ville.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

En plus des opioïdes, il avance que la consommation d’alcool crée une bonne partie des problèmes.

Tout comme Mme Lefebvre, il met en cause la pandémie.

Pendant le confinement, les magasins d’alcool sont restés ouverts, mais les réunions des Alcooliques anonymes étaient annulées.

William Himsl, le propriétaire du commerce The Refinery

Il estime que plusieurs commerçants risquent de fuir le centre-ville dans les prochains mois.

Moins de violence, assure la police

Au moins deux agressions violentes ont eu lieu au centre-ville la semaine dernière. Mercredi, un homme a été poignardé près de l’intersection des rues Elm et Durham. Il a succombé à ses blessures le lendemain.

Puis dimanche, un autre homme a été blessé par une arme blanche, cette fois près du terminus d’autobus du centre-ville.

Vendredi, Paul Pedersen a envoyé une déclaration commune avec le maire Brian Bigger et la médecin hygiéniste Penny Sutcliffe.

M. Pedersen affirmait alors que les appels de service au centre-ville ont diminué de 20 %, la diminution la plus notable étant les crimes avec violence qui ont diminué de 37 %.

Deux agents de la police de Sudbury marchent dans la rue.

Des policiers patrouillent régulìèrement le centre-ville.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

M. Pedersen ajoute que l’agression de mercredi n’est pas un reflet direct du centre-ville.

Le maire du Grand Sudbury convoque une rencontre

Brian Bigger rencontrera mardi matin plusieurs intervenants, dont le chef de police et la Dre Sutcliffe, en réaction à la crise des opioïdes et aux récents incidents violents au centre-ville.

William Hilms espère qu'un vrai plan d'action en ressortira.

C’est une situation très difficile. Les problèmes de santé mentale et les dépendances sont des maladies et ils sont aggravés par la COVID-19, affirmait le maire dans la déclaration de vendredi dernier.

Une amende pour possession de drogues n'aide presque en rien les toxicomanes. Nous devons travailler avec les services sociaux, a déclaré lundi le chef de police, Paul Pedersen.

Le maire Bigger a également convoqué les conseillers municipaux Fern Cormier, Joscelyne Landry-Altmann et Geoff McCausland, de même que des représentants de Downtown Sudbury, et de l’Association canadienne pour la santé mentale.

On a des problèmes de société systémiques qui se manifestent [au centre-ville], affirme le conseiller McCausland. On a besoin de vraies solutions pour répondre à ces problèmes.

Le conseiller municipal est debout dans un parc.

Le conseiller municipal du quartier 4, Geoff McCausland.

Photo : Radio-Canada / Justine Cohendet

Il croit que la diminution de l’achalandage au centre-ville, en raison de la pandémie, explique en grande partie les problèmes que l’on peut y observer.

Il estime que les rues ne sont pas nécessairement plus dangereuses pour la population. C’est une impression que c’est dangereux parce que les rues sont vides.

Selon le conseiller, qui siège au conseil d’administration de Downtown Sudbury, une partie de la solution se trouve dans la revitalisation du centre-ville.

M. McCausland croit qu’il faudrait l’ajout de logements, pour assurer qu’il y ait des gens dans ce secteur en tout temps.

Il estime aussi que davantage de services pour les toxicomanes et autres personnes vulnérables sont nécessaires.

Avec les informations de Bienvenu Senga

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