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Un vent de changement bien accueilli à Nordiq Canada

La fondeuse Cendrine Browne en action lors d'une montée aux Jeux olympiques de Pyeongchang 2018.

La fondeuse québécoise Cendrine Browne aux Jeux olympiques de Pyeongchang, en 2018.

Photo : Getty Images / Quinn Rooney

Nommé chef de la direction de Nordiq Canada vendredi, Stéphane Barrette promet un vent de changement. En poste par intérim depuis la démission de son prédécesseur dans la controverse en mai dernier, le Montréalais a déjà commencé à transformer la fédération. Des changements applaudis au Centre national d’entraînement Pierre-Harvey (CNEPH).

Ça me donne un peu plus de légitimité. Il y a un bon momentum depuis le printemps. Les gens sont contents, débute Stéphane Barrette au sujet de sa nomination officielle au poste de chef de la direction.

C’est que la grogne se faisait sentir dans la communauté du ski de fond partout au pays, en mai, lorsque trois des quatre meilleures skieuses au pays ont été exclues de l’équipe nationale.

La structure de développement déficiente de Nordiq Canada, le manque de représentation des femmes dans l’organisation et le manque d’égard envers la francophonie avaient été soulevés dans un dossier de Radio-Canada, la veille de la démission de l’ex-chef de la direction, l’Albertain Shane Pearsall.

Le départ de ce dernier avait d’ailleurs été applaudi à Ski de fond Québec qui reprochait à l’administrateur de carrière son manque de connaissance du ski de fond.

Sans renier ce que mes prédécesseurs apportaient à ce poste-là, moi, je suis vraiment du milieu, fait remarquer Stéphane Barrette. Toujours entraîneur d’un club de ski de fond de la région de Montréal, ce dernier a également dirigé Ski de fond Québec avant de rejoindre les rangs de Nordiq Canada, il y a une quinzaine d’années.

Une reconstruction complète

Son expérience essentielle pour faire progresser le sport se fait déjà sentir à Nordiq Canada, se réjouit l’entraîneur-chef du Centre national d’entraînement Pierre-Harvey, Louis Bouchard.

Il y a une restructuration complète qui se fait depuis le début de l’été, assure celui qui n’avait pas hésité à se montrer critique du plan de développement de Nordiq Canada par le passé.

Louis Bouchard en entrevue après la course

L'entraîneur-chef du Centre national d'entraînement Pierre-Harvey, Louis Bouchard

Photo : Radio-Canada / Érik Chouinard

La fédération mise maintenant sur une nouvelle directrice haute performance, l’Ontarienne Kate Boyd, et le comité l’entourant a été complètement remanié. Dans les prochains mois, un nouveau plan de développement incluant de nouveaux critères de qualification pour l’équipe nationale sera mis de l’avant.

L’idée est de travailler étroitement avec les athlètes et les fédérations provinciales dans l’élaboration de ce plan de manière à éviter les frictions des dernières années, explique Stéphane Barrette. Une nouvelle représentante féminine des athlètes s’ajoutera dorénavant au représentant déjà en poste, Angus Foster.

Cendrine Browne encouragée

Exclue de l’équipe nationale pour la deuxième saison consécutive, au printemps, malgré les meilleurs résultats de sa carrière, l’olympienne Cendrine Browne avait pris la parole pour dénoncer les problèmes à Nordiq Canada. Si elle n’a pas encore regagné sa place, elle se dit tout de même encouragée par la nouvelle direction de la fédération.

On a quelqu’un en Stéphane Barrette qui a beaucoup d’expérience en ski de fond et dans la fédération. En plus, il parle français, donc des efforts ont été faits de ce côté-là.

Cendrine Browne, fondeuse

Changer la culture d’une aussi grosse organisation prendra du temps, selon elle, mais cette habitante de Saint-Ferréol-les-Neiges sent que sa voix a été entendue, notamment au sujet de la représentation des femmes.

C’est vraiment un pas dans la bonne direction et j’espère avoir fait une minime différence dans tous ces changements qui sont en train de se mettre en place. Ça démontre l’importance de parler, comme athlète, et de dire quand on n'est pas d’accord.

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