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Augmentation du couvert forestier du parc Stanley, à Vancouver

Trois arbres aux couleurs changeantes en bordure de mer.

Le parc Stanley fait face à plusieurs défis liés aux changements climatiques, mais son couvert forestier se porte bien.

Photo : Radio-Canada / Tina Lovegreen

Radio-Canada

La voûte des arbres du parc Stanley a grandi, et c’est un signe que le plus grand parc de Vancouver se remet de la tempête de 2006, durant laquelle des milliers d’arbres avaient été détruits, révèle une étude conduite sur 10 ans par la Société écologique du parc Stanley (SPES).

Le couvert forestier est vraiment un succès , affirme la responsable des projets liés à la préservation de la SPES, Arian Comeau.

Mercredi, la SPES présentera son rapport 2020 (Nouvelle fenêtre) sur l’état de l'espace vert, qui couvre 4 kilomètres carrés à l’ouest du centre-ville. Le but de l’étude était de déterminer comment le parc s'adapte aux changements climatiques, à la pollution et aux activités extérieures.

Vue d'un immense parc avec un centre-ville.

Le parc Stanley abrite plus de 1000 espèces indigènes de plantes et d’animaux, dont 46 sont considérés à risque, selon la SPES.

Photo : CBC / Rafferty Baker

Parmi les points les plus positifs du rapport figure l’accroissement de la santé du parc depuis décembre 2006. Une importante tempête avait alors détruit près de 10 000 arbres, soit 10 % de la totalité du parc, lorsque les vents avaient atteint des maximums de 158 km/h sur le sud de la côte.

Des bénévoles avaient alors planté 15 000 arbres et arbustes dans les zones les plus touchées pour aider la forêt à se régénérer. Depuis, une augmentation de 8 % du couvert forestier a été constatée pour la période de 2013 à 2018.

C’est vraiment formidable, affirme Arian Comeau, qui estime que cette augmentation est un signe direct de la santé de la forêt du parc Stanley.

Une population stable de pygargues

La santé des pygargues à tête blanche qui vivent et se reproduisent dans le parc est également le signe que le couvert forestier se régénère, puisque ces rapaces ont besoin d'arbres grands et forts pour bâtir leur nid, explique le rapport.

Durant la dernière décennie, environ un oisillon par couple actif de pygargues est né, ce qui est considéré comme le signe d’une population durable, selon le rapport, qui indique également que d’autres espèces, comme les pics-bois, sont en meilleure santé lorsque la forêt est mieux garnie.

Un aigle se dresse dans un nid de héron.

Un pygargue à tête blanche se tient debout dans un nid de Grand héron bleu au parc Stanley.

Photo : Paul Czene/Vancouver Park Board

Le défi des zones humides

Si la situation des arbres au parc Stanley est prometteuse, les écosystèmes humides comme le lac Beaver ou le lagon, connu sous le nom de Lost Lagoon, sont en piètre état, souligne le rapport.

La température de l’eau est plus élevée dans le lac Beaver et le Lost Lagoon, et le niveau d’oxygène est exceptionnellement bas dans le lac Beaver, à tel point qu'on atteint un niveau critique pour les poissons et les amphibiens, indique le rapport.

Les auteurs du rapport ont répertorié un faible nombre de poissons et d’amphibiens dans le lac Beaver. Sans intervention appropriée, ils s’attendent à ce que la situation empire.

D’autres défis engendrés par les changements climatiques menacent les écosystèmes du parc Stanley, soit une perte d’eau douce et l’érosion et la montée du niveau de la mer, qui devrait être de 1 m d’ici 2100, ce qui menacerait la chaîne alimentaire d'un grand nombre de mammifères et d'oiseaux le long de la côte.

La Ville de Vancouver explore différentes pistes pour s’adapter à ce problème. L’une des solutions envisagées est la création de plus de rivages naturels.

Malgré les nombreux défis, le parc Stanley demeure un lieu d’émerveillement et de beauté naturelle, assure Arian Comeau.

Avec les informations de Chad Pawson

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