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La deuxième vague déjà plus virulente que la première

Une femme portant un masque passe sous un arbre aux feuilles dorées en automne, le 14 octobre 2020 à Moscou, en Russie.

Depuis le 12 juillet, 456 personnes ont contracté la COVID-19 dans la région.

Photo : Reuters / Maxim Shemetov

La deuxième vague de l'actuelle pandémie a maintenant touché plus de gens au Saguenay-Lac-Saint-Jean que la première.

Depuis le 12 juillet, 456 personnes ont contracté la COVID-19, alors que 341 cas positifs ont été confirmés entre le 13 mars et le 11 juillet. Un total de 47 cas ont été confirmé aujourd'hui ce qui porte le nombre de cas actifs à 266.

Selon la direction régionale de santé publique, 939 personnes sont en isolement au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Cela veut dire aussi qu’il y a beaucoup de contacts. Quand on a beaucoup de gens en isolement, les cas qu’on identifie comme étant positifs, il y en a beaucoup évidemment, ça veut dire que ces gens-là avaient aussi beaucoup de contacts. Ça fait beaucoup de monde qui sont en isolement, a rappelé le directeur régional de la santé publique, le Dr Donald Aubin, lors d'un point de presse tenu lundi après-midi.

Les dernières données du CIUSSS Saguenay-Lac-Saint-Jean rapportent 30 éclosions en cours.

Éclosion à l'hôpital de Chicoutimi

L’unité de soins D2 de l’hôpital de Chicoutimi, l'unité dédiée aux personnes atteintes du virus, est maintenant considérée comme un site d’éclosion. Un dépistage ciblé est organisé, mardi, auprès du personnel et des médecins qui ont travaillé, depuis le 12 octobre, dans ce secteur du centre hospitalier. Les personnes concernées par la mesure poursuivront leur travail en attente de leur résultat.

Le secteur de Lac-Saint-Jean-Est continue d’être surveillé de près puisque 30 % des cas diagnostiqués, depuis l’été, se retrouvent dans cette portion de la région.

Le bâtiment de l'Hôpital d'Alma.

L'hôpital d'Alma compte une quarantaine de cas positif à la COVID-19.

Photo : Rosalie Dumais-Beaulieu

L’éclosion à l’hôpital d’Alma compte maintenant 44 diagnostics positifs, dont trois nouveaux aujourd’hui. Il s’agit d’une trentaine d’employés et d’une quinzaine d’usagers. La santé publique du Saguenay-Lac-Saint-Jean explique que les employés du centre hospitalier sont testés tous les cinq jours.

Les trajectoires ont été assurées à l’intérieur du milieu hospitalier pour que les parcours demeurent le plus froid possible, le plus sécuritaire possible. Les gens qui ont besoin d’aller à l'hôpital, on y va quand même. Ces services-là ne sont pas fermés. On met beaucoup d’éléments pour assurer la sécurité des gens.

Dr Donald Aubin, directeur régional de la santé publique

À cela s’ajoute le CHSLD Isidore-Gauthier qui compte 45 cas, soit une vingtaine d’employés, et autant de bénéficiaires. Le milieu scolaire almatois n’est pas épargné alors que des cas sont confirmés au Collège d’Alma, au Pavillon Wilbrod-Dufour, à l'École secondaire Camille-Lavoie et à l’école Saint-Pierre.

Vers la zone rouge?

Ce sont les officiers du gouvernement qui prendront, si nécessaire, la décision de faire basculer la région de la zone orange vers la zone rouge. Le Dr Aubin confirme ne pas avoir fait de recommandation en ce sens. Il a indiqué, lors du point de presse du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qu’ils ne laisseront pas aller très longtemps l’évolution.

Il rappelle une fois de plus l’importance de respecter les mesures sanitaires.

J’espère beaucoup que les mesures appliquées par la région, dans les derniers jours, auront un effet positif. On a demandé à notre population de prendre toutes les mesures possibles pour réduire les contacts, les situations dans lesquelles il pourrait y avoir de la propagation. Or, on voit que ça monte quand même. Ce qu’on vit là, c’est ce qui s’est passé il y a 7 à 10 jours. On espère que la courbe va s’infléchir et qu’on va retourner vers des chiffres qui sont un peu moins élevés. On voudrait éviter d’avoir à changer de couleur, mais on voit que les chiffres s’approchent progressivement des critères qui pourraient mener à un changement de couleur, a mentionné le Dr Donald Aubin.

Le directeur rappelle que dernièrement, des régions sont passées bien près de changer de zone, avant que la situation ne change pour le mieux. Une diminution du nombre de cas pourrait permettre au Saguenay-Lac-Saint-Jean d'éviter de tourner au rouge.

Donald Aubin dans son bureau.

Le directeur de la santé publique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Donald Aubin.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

L’option de diviser le Saguenay et le Lac-Saint-Jean quant à la classification des paliers d’alerte de COVID-19 ne semble pas envisagée, à court terme, par la santé publique régionale. Le Dr Aubin croit qu’il y aurait très peu d’effets découlant de cette mesure.

Depuis le début de la deuxième vague, 63 % des cas de coronavirus se trouvent au Saguenay.

Si on veut éviter la propagation et l’évolution assez rapide, il faut travailler plus dans une vision régionale, qu’une vision locale, une vision par MRC. Certaines régions l’ont tenté et on a vu que c’est juste retarder la problématique. La propagation se faisait rapidement dans les autres milieux, a-t-il expliqué.

Nouvelle ligne téléphonique

Une nouvelle ligne téléphonique sera mise en place, au cours des prochains jours, par le CIUSSS afin de répondre aux personnes en attente d'un résultat. Les citoyens qui n’ont pas obtenu le résultat d’un test de dépistage pourront se tourner, après cinq jours, vers ce canal de communication.

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