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Evo Morales affirme qu'il va rentrer en Bolivie « tôt ou tard »

Le dauphin de l'ex-président bolivien, Luis Arce, est donné vainqueur de la présidentielle tenue dimanche.

Gros plan d'Evo Morales, souriant.

L'ex-président bolivien Evo Morales était souriant en conférence de presse, lundi, à Buenos Aires, en Argentine.

Photo : Reuters / AGUSTIN MARCARIAN

Agence France-Presse

L'ex-président bolivien Evo Morales, réfugié en Argentine, a déclaré lundi qu'il rentrerait « tôt ou tard » dans son pays, au lendemain de la victoire dès le premier tour de son dauphin Luis Arce à l'élection présidentielle.

Tôt ou tard, nous allons rentrer en Bolivie, il n'y a pas de discussion là-dessus. Mon grand souhait est de retourner en Bolivie, dans ma région. C'est une question de temps.

Evo Morales, en conférence de presse, lundi, à Buenos Aires

L'ancien chef de l'État (2006-2019), premier président indigène du pays, avait démissionné en novembre 2019, accusé de fraude électorale par l'opposition, avant de fuir au Mexique, puis en Argentine.

Luis Arce, ancien ministre de l'Économie d'Evo Morales, a remporté dimanche la présidentielle en Bolivie dès le premier tour avec plus de 52 % des voix, selon plusieurs sondages de sortie des urnes.

Le scrutin, qui s'est déroulé dans le calme, était organisé après un an d'une grave crise politique qui a fait 36 morts.

Luis Arce et deux alliés se tiennent les mains dans les airs pour célébrer sa victoire. L'un de ses alliés porte un costume traditionnel.

Luis Arce célèbre sa victoire à la présidentielle. L'ex-ministre de l'Économie d'Evo Morales est crédité de 52 % des suffrages, selon des sondages effectués à la sortie des urnes, mais son adversaire a déjà concédé la victoire.

Photo : Getty Images / AFP/RONALDO SCHEMIDT

Lors du précédent scrutin présidentiel d'octobre 2019, le dépouillement avait été suspendu pendant plus de 20 heures. À sa reprise, Evo Morales, qui briguait un quatrième mandat, avait été déclaré vainqueur dès le premier tour.

L'opposition avait dénoncé des fraudes, et des heurts avaient eu lieu entre partisans et détracteurs du Mouvement vers le socialisme (MAS), fondé par M. Morales. Lâché par la police et l'armée, ce dernier avait finalement démissionné.

Même si les résultats officiels, dont le décompte avance très lentement, ne sont pas encore connus, le principal rival de M. Arce, l'ancien président centriste Carlos Mesa (2003-2005), a reconnu lundi la large victoire de son adversaire.

Le résultat est [...] très clair, a déclaré M. Mesa, à propos de sondages de sortie des urnes qui donnent à Luis Arce une avance d'environ 20 points.

Il nous appartient, comme il convient à ceux d'entre nous qui croient en la démocratie [...] de reconnaître qu'il y a eu un gagnant dans cette élection, a-t-il ajouté.

La présidente par intérim, la conservatrice Jeanine Añez, avait déjà reconnu dimanche soir la victoire du candidat du MAS.

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