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Élections fédérales 2019 : quel candidat de la région a le plus dépensé?

Un an après la dernière campagne électorale, Élections Canada est toujours en train de vérifier les rapports financiers des candidats au scrutin général du 21 octobre 2019. Voyez, en quelques tableaux, combien les candidats de la région ont dépensé.

Une illustration montrant un homme déposant un signe de dollar dans une boîte de scrutin.

La Loi électorale encadre les dépenses engagées avec le déclenchement officiel d'une campagne électorale.

Photo : Getty Images

Frais de loyer, frais de déplacement et de séjour, publicité… Les sources de dépenses des candidats à une élection sont multiples. C’est justement dans l’achat d’espaces publicitaires ou de pancartes que la majorité des candidats choisissent d’investir. Mais tous ne le font pas dans la même proportion ou adoptent des stratégies différentes à cet égard.

L’argent ne fait pas le bonheur dans Trois-Rivières

On peut dire que l’adage prend tout son sens lorsqu’on analyse les dépenses effectuées par les candidats se présentant dans la circonscription de Trois-Rivières. Rappelez-vous, la lutte a été serrée jusqu’à la toute fin entre la libérale Valérie Renaud-Martin, le conservateur Yves Lévesque et la bloquiste Louise Charbonneau lors du dépouillement du vote. C’est finalement cette dernière qui l’a emporté par moins de 2000 voix sur ses deux principaux rivaux. Pourtant, Mme Charbonneau a dépensé plus de deux fois moins qu’eux.

Le ministre Champagne, champion des dépenses

Le ministre des Affaires étrangères et député de Saint-Maurice–Champlain, François-Philippe Champagne, est de loin celui qui a mis le plus d’argent dans sa campagne électorale de tous les candidats qui se sont présentés dans les circonscriptions de la région. Élu aisément en 2015, M. Champagne a trimé dur pour obtenir un second mandat comme député libéral quatre ans plus tard où il a devancé la bloquiste Nicole Morin par 3000 voix.

Fait à noter, les dépenses en publicité ou en communication avec les électeurs du ministre représentent plus de 40 % de toutes les sorties de fonds de sa campagne. À lui seul, ce montant constitue presque le double de l’ensemble des dépenses faites par les autres candidats de cette circonscription réunis.

Les candidats sont soumis à des plafonds de dépenses lorsqu’il y a une campagne électorale. Ce montant est calculé par circonscription, en fonction du nombre d’électeurs inscrits sur la liste électorale. Dans le cas d’une vaste circonscription, comme Saint-Maurice-Champlain, un montant est ajouté considérant les frais supplémentaires de déplacement. Les plafonds sont inscrits dans la Loi électorale.

  • Trois-Rivières : 117 374,61 $
  • Saint-Maurice–Champlain : 134 580,41 $
  • Berthier–Maskinongé : 110 935,11 $
  • Bécancour–Nicolet–Saurel : 107 192,90 $
  • Richmond–Arthabaska : 113 019,34 $

Source : Élections Canada

Beaucoup de dépenses dans Berthier–Maskinongé

La lutte a été chaude sur le terrain dans Berthier–Maskinongé. Les quatre principaux partis politiques avaient tous des raisons de croire en leur victoire dans cette circonscription détenue pendant huit ans par le Nouveau Parti démocratique. Les candidats n’ont pas lésiné sur les dépenses. Troisième à ce chapitre, le bloquiste Yves Perron a pourtant remporté le siège occupé jusque là par Ruth Ellen Brosseau.

Données manquantes dans Bécancour–Nicolet–Saurel

Forteresse du Bloc québécois depuis plus de 35 ans, il n’y a pas eu de surprise dans la circonscription de Bécancour-Nicolet-Saurel en 2019. Il n'y a cependant que très peu de données disponibles avec lesquelles comparer les dépenses du député Louis Plamondon.

Ce sont près de 3000 rapports de candidats qui doivent être analysés par Élections Canada après la dernière élection générale. Les candidats avaient jusqu’au 30 mai dernier pour faire parvenir les documents requis à l’organisme. Le fait qu’un rapport ne soit pas encore affiché sur le site d’Élections Canada ne veut pas dire qu’il n’a pas été reçu par l’organisme. Ils ne sont publiés qu’une fois que toute l’information requise par la Loi électorale du Canada a été acheminée. D’autres raisons peuvent expliquer des délais.

La Loi prévoit cependant des pénalités pour les candidats qui ne respectent pas certaines obligations en matière de présentation de rapports. Par exemple, un candidat pourrait ne pas pouvoir siéger ni voter à la Chambre des communes jusqu'à ce que les documents manquants soient présentés ou qu'une prorogation du délai de production soit accordée.

Source : Élections Canada

Gros surplus pour Alain Rayes

Le député conservateur de Richmond–Arthabaska, Alain Rayes, a enregistré un surplus de près de 23 000 $ à la suite de la dernière campagne électorale. En moyenne, ce chiffre atteint près de 1800 $ chez ses adversaires en ne tenant pas compte du déficit du candidat bloquiste Olivier Nolin.

Comme vous le voyez, un candidat peut afficher un surplus ou une dette à la suite d’une élection. Ceci dit, ce solde doit être remis à zéro dans les 36 mois suivants la date du scrutin. Si un candidat a une dette, comme un prêt, il doit s’en acquitter et fournir un rapport qui prouve la démarche. À l’inverse, un montant excédentaire doit être transféré. Plusieurs choix s’offrent alors au candidat, selon la Loi électorale. Élections Canada ne considère pas la campagne d’un candidat fermée tant que le solde n’est pas nul.

Source : Élections Canada

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