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Le personnel infirmier du Lac-Saint-Jean forcé de travailler dans des foyers d’éclosions

Trois infirmières au travail.

Les infirmières se disent exaspérés par l’épuisement professionnel et la pression importante qui pèse sur eux en cette période de pandémie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des quarts de travail de 12 heures seront imposés au cours des prochains jours à des infirmières et des préposés aux bénéficiaires de l'hôpital d'Alma, ainsi qu’à tout le personnel infirmier et aux préposés œuvrant au CHSLD Isidore-Gauthier de Saint-Cœur de Marie.

Le CIUSSS Saguenay-Lac-Saint-Jean a commencé à appliquer l'arrêté ministériel obligeant le personnel infirmier qui ne travaille pas à temps complet d’aller travailler dans des zones d’éclosion comme l'hôpital d'Alma ou le CHSLD Isidore-Gauthier.

Les nouveaux quarts de travail, pour l’hôpital d’Alma, concernent les départements de médecine et de chirurgie, l'unité de débordement et l'urgence.

La direction indique, par courriel, que l’objectif est de réduire de trois à deux les quarts de travail quotidiens à combler.

Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean précise que déjà plusieurs secteurs fonctionnent sur des quarts de travail de 12 heures .

La réorganisation de l’horaire devrait être en vigueur jusqu’à la fin de l'éclosion.

Actuellement cette mesure touche uniquement du personnel soignant du secteur Lac-Saint-Jean-Est. Mais la présidente du Syndicat des professionnels en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Bouchard, est en colère.

Elle indique que déjà cinq à six de ses membres ont été forcés de répondre à l'appel, ce qui risque de provoquer des démissions ou des congés de maladie.

Julie Bouchard pose devant des affiches de la FIQ

Julie Bouchard, la présidente de la FIQ au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Ça n’aidera pas le milieu de la santé si on les perd à cause de ça, mentionne-t-elle.

Quand on se forme pour des métiers dans le médical, on ne nous dit pas : vous allez devoir partir à la guerre! Ça nous tombe sur la tête depuis le printemps dernier et toutes nos conditions de travail sont mises de côté , déplore-t-elle, lors d’un entretien téléphonique.

Les infirmières qui vont travailler en zone rouge ne peuvent revenir dans leur ancien milieu de travail tant que le foyer d'éclosion perdure, selon Julie Bouchard.

Cet arrêté ministériel est appliqué pour la première fois dans la région.

Un coup d'éclat à prévoir

Par ailleurs, Julie Bouchard n’exclut pas la possibilité que son syndicat fasse un coup d’éclat cette semaine, à l’instar de salariés de Québec et de Montréal lundi. Des infirmières et autres membres de la FIQ ont bloqué le pont de Québec et le pont Jacques-Cartier pour protester contre la lenteur des négociations visant à renouveler leur contrat de travail, échu depuis le 31 mars.

Julie Bouchard rappelle que des employés du réseau quittent la profession en pleine pandémie parce que le gouvernement refuse d'appliquer les solutions proposées pour améliorer leur qualité de vie.

On veut avoir des ratios professionnels en soins de patients pour qu’on puisse donner des soins de qualité et sécuritaires à la population. On veut aussi réinventer le temps complet. Avoir peut-être un temps complet à quatre jours pour inciter les gens à venir travailler dans le réseau, a fait savoir la cheffe syndicale.

La FIQ compte, dans la région, 3200 membres.

Selon des informations de Michel Gaudreau

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