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Professeur décapité en France : 15 personnes en garde à vue, dont 4 collégiens

Plusieurs personnes sont rassemblées devant les portes d'un collège, où ont été placées de nombreuses gerbes de fleurs. Parmi eux, des enfants et un couple qui s'enlace.

Des gens continuent de se rassembler lundi devant le collège du Bois d'Aulne, où Samuel Paty enseignait l'histoire et la géographie.

Photo : Getty Images / AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Agence France-Presse

Au total 15 personnes, dont 4 collégiens, étaient en garde à vue lundi après-midi dans l'enquête antiterroriste sur l'assassinat vendredi d'un enseignant près de Paris, a-t-on appris de source judiciaire.

Une personne déjà condamnée pour des faits de terrorisme et qui déclare spontanément avoir été en lien avec l'auteur quelque temps avant les faits a également été placée en garde à vue, alors qu'un élève a été relâché.

Selon une source proche du dossier, l'enseignant assassiné a été désigné à l'assaillant, Abdoullakh Anzarov, un Russe tchétchène de 18 ans, par un ou plusieurs collégiens, a priori contre une rémunération.

Les gardes à vue visent donc à déterminer les responsabilités éventuelles des collégiens en la matière, d'après la même source.

Les dix autres gardes à vue sont celles qui avaient commencé depuis vendredi soir et dans le week-end. Tout d'abord, l'entourage familial, avec les parents, le grand-père et le petit frère de l'assaillant, interpellés à Évreux (nord-ouest).

Est également questionné le père de l'élève qui avait appelé à une mobilisation contre l'enseignant. Il a été interpellé à Chanteloup-les-Vignes, en région parisienne.

L'homme qui l'avait accompagné au collège pour se plaindre du professeur et avait interviewé sa fille dans une vidéo, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, actif en France depuis le milieu des années 2000, ainsi que sa compagne, le sont également.

Enfin, trois personnes ayant été en contact avec l'agresseur, qui se sont présentées spontanément au commissariat d'Évreux vendredi soir, sont aussi en garde à vue.

Parmi celles-ci, selon une source proche du dossier, une personne soupçonnée d'avoir convoyé l'assaillant, et une autre personne soupçonnée de l'avoir accompagné lors de l'achat d'une de ses armes.

Vendredi vers 17 h, heure locale, Abdoullakh Anzorov a décapité Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie, à proximité du collège où il enseignait dans un quartier calme de Conflans-Sainte-Honorine, avant d'être tué de neuf balles par des policiers à 200 mètres de là.

Ce professeur avait récemment montré des caricatures de Mahomet à ses élèves de 4e (âgés de 13 ans), dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Six hommes tiennent une ou des fleurs blanches dans leurs mainsé

Selon la source près du dossier, plusieurs proches ont déclaré en garde à vue que la radicalisation d'Abdoullakh Anzorov date de quelques mois à plus d'un an.

Son entourage familial a indiqué aux enquêteurs qu'Anzorov avait évoqué la polémique visant le professeur, mais pas son acte macabre à venir.

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