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Le pont Jacques-Cartier et le pont de Québec bloqués par des professionnels de la santé

Des infirmières défilent dans la rue en brandissant des drapeaux.

Excédées par la tournure que prennent les négociations entourant le renouvellement de leurs conventions collectives, les travailleuses et travailleurs de la santé affiliés à la FIQ ont décidé de bloquer des ponts pour se faire entendre.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Radio-Canada

Des centaines de travailleurs de la santé affiliés à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) ont bloqué lundi avant-midi l’accès au pont Jacques-Cartier vers le sud ainsi que le pont de Québec dans les deux directions pour réclamer de meilleures conditions de travail.

Se disant exaspérés par l’épuisement professionnel et la pression importante qui pèse sur eux en cette période de pandémie, les infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques affiliés à la FIQ affirment être obligés de prendre les grands moyens pour faire entendre leurs revendications au gouvernement du Québec.

À Montréal, les syndiqués se sont rassemblés à l’entrée du pont Jacques-Cartier qui mène à la Rive-Sud, où ils ont défilé en portant leur sarrau. À Québec, les syndiqués ont fait de même en bloquant cette fois le pont de Québec dans les deux directions.

Nous sommes à la table de négociation depuis des mois et nos propositions concrètes continuent d’être ignorées, déplorent les membres de la FIQ, dont les conditions de travail se détériorent depuis plusieurs années en raison notamment de la charge de travail et du manque de personnel constant en santé.

Des syndiqués en sarrau défilent dans la rue.

Les travailleurs de la santé affiliés à la FIQ déplorent l'absence d'écoute du gouvernement Legault dans le processus de renouvellement des conventions collectives.

Photo : Radio-Canada / Yasmine Khayat

Nous faisons le pari que la population comprendra que les professionnelles en soins veulent pouvoir exercer leur profession dans des conditions de travail humaines et sécuritaires.

Nancy Bédard, présidente de la FIQ

Signal de détresse

Tant au propre qu’au figuré, c’est un signal de détresse que nous lançons au gouvernement Legault.[…] Nous n’avons plus d’autres choix. Depuis trop longtemps et sur toutes les tribunes, nous répétons que l’épuisement des professionnels en soins les pousse vers la maladie, la retraite ou la démission, explique Nancy Bédard.

Le gouvernement dit depuis des mois qu’il est là, qu’il veut aider, mais le gouvernement ne nous offre absolument rien de respectable pour le travail qu’on fait, a expliqué une manifestante en rappelant les méfaits du surmenage et les heures supplémentaires obligatoires imposées au personnel depuis maintenant des années dans le réseau de la santé.

Des manifestants marchent sur le pont de Québec.

À Québec, les membres de la FIQ ont défilé sur le pont de Québec sous escorte policière.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Québec dénonce ces moyens de pression

À Québec, la présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, s'est dite déçue que la FIQ ait décidé de recourir à de tels moyens de pression pour passer son message.

Manifester pour passer des messages est un droit. Toutefois, je suis déçue du choix de la FIQ dans ses actions pour manifester.

Sonia LeBel, présidente du Conseil du Trésor

Sonia LeBel estime néanmoins que son gouvernement demeure déterminé à conclure une entente avec les travailleurs de la santé, y compris le personnel affilié à la FIQ.

Nos échanges avec la FIQ se poursuivent aux tables de négociation. Nous souhaitons arriver à une entente dans les meilleurs délais. Travaillons ensemble vers ce même objectif, a ajouté la ministre.

Les 76 000 travailleurs de la santé affiliés à la FIQ, dont la convention collective est échue depuis le 31 mars dernier, réclament notamment des équipes de travail complètes et des horaires plus stables afin de se prémunir contre l’épuisement professionnel.

Pour ce faire, la FIQ réclame des ratios infirmière-patients sécuritaires et l'établissement de postes à temps complet qui favorisent la conciliation travail-famille.

La semaine dernière, le ministre de la Santé, Christian Dubé, qui reconnaît l'existence de la pénurie de personnel en santé, se disait optimiste quant à la possibilité de rapprocher les parties.

Avec les informations de La Presse canadienne

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