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Un projet de centre de dépistage dans une Légion bloqué faute d'assurances

« On dépense de l’argent chaque mois pour entretenir un immeuble qu’on ne peut pas utiliser. »

L'immeuble, vu de l'extérieur. Il est écrit Légion royale canadienne en anglais au- dessus de la porte.

La filiale de la Légion royale canadienne de Saint-Paul voulait louer ses locaux à Services de santé Alberta pour y installer un centre de dépistage de la COVID-19.

Photo : Russ Whitford

Radio-Canada

La Légion royale canadienne (LRC) de Saint-Paul, en Alberta, espérait faire un peu d’argent en laissant les autorités sanitaires transformer ses locaux en centre de dépistage de la COVID-19, mais sa compagnie d’assurance a bloqué le projet.

Services de santé Alberta (AHS) était prête à payer 60 000 $ pour installer un centre de dépistage de la COVID-19 dans les locaux présentement inutilisés de la LRC à Saint-Paul, pendant un an. AHS, qui aurait géré le service, aurait laissé entrer 12 personnes à la fois dans l’espace de 3000 mètres carrés. Il y aurait eu au moins 3 mètres et demi de distance entre chaque station de dépistage.

Le bail d’un an aurait rapporté un revenu inespéré à l’association de vétérans en ces temps difficiles.

La Légion a cependant dû abandonner le projet quand sa compagnie d’assurance l'a menacée d’annuler sa couverture. Wawanesa nous a dit : ''Non, absolument pas. Nous n’allons pas accepter quoi que ce soit qui est associé au mot COVID-19'', raconte le responsable des locations et de l’entretien du hall de la LRC à Saint-Paul, Harold Lefebvre.

Wawanesa Assurance a refusé de commenter le dossier, évoquant des raisons de confidentialité.

Des milliers de dollars pour entretenir des locaux vides

La trésorière de cette section de la LRC, Barbara McCarthy, ne cache pas sa déception. Tous les soupers, les bingos, les casinos, les activités communautaires et les activités de financement habituels de l’association sont annulés en raison de la pandémie.

Je ne comprends juste pas pourquoi l'assureur dit qu’on ne peut pas louer nos locaux à Services de Santé Alberta, parce que je ne comprends pas quel est le risque, dit Barbara McCarthy.

L’entente aurait rapporté 5000 $ par mois à la légion, dont 3000 $ environ auraient été utilisés pour l’entretien de l’immeuble et les factures d’électricité.

Cela aurait été plus d’argent que la Légion n’en a jamais gagné en une année. On aimerait donner de l’argent à la communauté, à l’hôpital, aux services des incendies, à l’équipe de recherche et sauvetage… Au lieu de cela, on ne fait que dépenser de l’argent chaque mois pour entretenir un immeuble qu’on ne peut pas utiliser, déplore Mme McCarthy.

La LRC a essayé de trouver un autre assureur, mais sans succès.

Présentement, le dépistage de la COVID-19 à Saint-Paul se fait dans un centre au volant. Une porte-parole d'AHS, Shelly Willsey, dit que l’agence a déjà trouvé un autre endroit pour installer le nouveau centre de dépistage.

Nous diffuserons l’information à ce sujet lorsque l’entente sera signée et que les détails seront en place, dit-elle.

À sa connaissance, c’est la première fois qu’un assureur bloque un projet de centre de dépistage de Services de santé Alberta

D'après les informations de Wallis Snowdon et Emily Senger

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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