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Un automne décevant pour l’industrie touristique gaspésienne

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La façade de l'Hostellerie Baie Bleue, et du Pub Saint-Joseph qui comporte une terrasse au deuxième étage.

La deuxième vague de COVID-19 qui limite les déplacements interrégionaux fait mal aux hôteliers gaspésiens (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

La saison touristique automnale en Gaspésie n'est pas celle qu'espérait l'industrie : les entreprises misaient sur les visiteurs québécois pour pallier l'absence des Européens cet automne, mais la deuxième vague de COVID-19 a déjoué leurs plans.

La carte des paliers d'alerte de COVID-19 dans les différentes régions de la province s'est colorée au même rythme que les feuilles. Cela a eu pour effet de freiner les élans de voyage des Québécois à l'intérieur de la province.

Dès qu'on est tombé en zone rouge, nos réservations ont arrêté, raconte la propriétaire de l’Auberge Océane à Carleton-sur-Mer, Kahina Cyr. On a eu beaucoup d’annulations.

L'auberge de Mme Cyr est déserte depuis deux semaines. Pandémie oblige, les Européens, friands des couleurs automnales, ne sont pas au rendez-vous cette année. L'aubergiste espérait pallier leur absence avec les touristes québécois, mais la deuxième vague de COVID-19 a changé la donne.

Ceux qui sont déjà dans une zone rouge, ils ne peuvent pas se déplacer, explique Mme Cyr. Et le fait qu'on soit nous-mêmes dans une zone rouge est venu paralyser la situation.

Kahina Cyr lors d'une entrevue, devant son gîte.

Kahina Cyr rapporte que de nombreux Québécois qui avaient réservé des nuitées dans son gîte ont finalement annulé leur séjour.

Photo : Radio-Canada

La directrice générale de Tourisme Gaspésie, Joëlle Ross, l’admet, ce n’est pas la saison touristique automnale espérée.

On savait que ça allait être difficile parce qu’on n’allait pas pouvoir compter sur la clientèle de l’extérieur, mais on souhaitait que les Québécois puissent se promener, affirme Joëlle Ross. Avec toutes les couleurs qui se sont rougies durant le dernier mois, je vous dirais que les gens ne peuvent pratiquement plus se déplacer, c’est d’autant plus difficile.

Quand un touriste habite en zone rouge, il ne peut pas s'en aller en zone orange et faire comme s’il était en zone orange. Il doit respecter les règles liées à sa propre zone de résidence.

Joëlle Ross, directrice générale de Tourisme Gaspésie

À l’Hostellerie Baie Bleue de Carleton-sur-Mer, l'achalandage a chuté de 80 % à 90 % depuis le début du mois d’octobre.

Les personnes qui continuent de venir, ce sont principalement des travailleurs des services essentiels, explique le copropriétaire, Stéphane Boudreau. Ce qui fait mal aussi, c'est l’absence de tourisme d'affaire avec les fonctionnaires fédéraux et provinciaux qui ne voyagent plus et l’annulation de tous les congrès.

Stéphane Boudreau devant la façade de l'Hostellerie Baie Bleue.

Stéphane Boudreau estime que les gouvernements devraient octroyer de l'aide financière aux hôteliers sous forme de subventions non remboursables.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Incertitude quant au tourisme hivernal

Même si la majeure partie du territoire gaspésien demeure en zone orange, le passage en zone rouge des grandes villes de la province limite les déplacements d'une bonne partie des Québécois. L'incertitude plane donc sur la possibilité d'une saison touristique hivernale.

Il y des matins où j'aimerais beaucoup ça avoir une boule de cristal pour savoir ce qu'il va se passer, parce que c'est assez difficile de planifier, admet Joëlle Ross.

Pour l’instant, Tourisme Gaspésie n’a pas déboursé un sou pour promouvoir la saison froide qui approche.

On se prépare à l'hiver, mais on ne sait pas si on va être capable de diffuser des messages pour avoir du monde chez nous, résume-t-elle.

Vue sur l'église et une partie de la ville de Carleton-sur-Mer.

Les municipalités de Carleton-sur-Mer, Maria et Nouvelle ont basculé en zone rouge le 5 octobre (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Déjà affaiblis par la première vague de COVID-19, les hôteliers espèrent recevoir de l'aide financière gouvernementale, en argent sonnant.

Là, c'est le temps d'aider autrement qu'avec seulement des prêts pour soutenir l'industrie et faire en sorte qu'on sorte de cette crise-là pas trop amoché, soutient l'hôtelier Stéphane Boudreau.

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