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La mise en liberté d’un ours abandonné est remise en question par ses soignants

Un ours noir dans les branches d'un arbre pose son menton sur l'une d'entre elles.

Siksi'naam a été retrouvé dans un stationnement au printemps dernier.

Photo : Radio-Canada / Helen Pike

Radio-Canada

Le projet de Parcs Alberta de remettre en liberté un ours noir abandonné dans la Zone d’usage public de Ghost est contesté par le groupe de soignants qui a travaillé à la réadaptation de l’animal. Environnement et parcs Alberta étudie de nouvelles options pour sa réintroduction à la vie sauvage.

Depuis que l’ourson nommé Siksi'naam a été trouvé dans un stationnement au printemps dernier, il a été confié aux soins du Cochrane Ecological Institute (CEI), un organisme caritatif de réadaptation des animaux.

Cette semaine, Environnement et parcs Alberta prévoyait d’endormir l’ours, de lui mettre un collier et de le mettre dans son nouveau foyer, une zone publique de 1500 kilomètres carrés à l’est du parc national Banff.

La présidente de CEI, Clio Smeeton, se dit inquiète et croit que le moment choisi ainsi que le lieu où l'ours sera relâché ne sont pas favorables à une bonne réintroduction de l’animal.

Si vous le relâchez à ce moment de l’année, l’ours ne saura pas où il est, où chercher de la nourriture, où hiberner. Il pourrait être la proie des ours plus gros qui cherchent à prendre du poids pour l’hiver ou être abattu par des chasseurs, explique-t-elle.

Elle ajoute que la zone choisie par le ministère est grandement fréquentée par les campeurs, les conducteurs de véhicules tout terrain et les chasseurs.

Elle dit préférer un retour à la nature dans une tanière artificielle ou une boîte d’hibernation isolée et à un autre moment de l’année.

Cette décision de réintroduire un ours dans une zone utilisée par de nombreuses personnes qui jouxte trois villes ce n’est pas logique et comporte un grand risque d’échec, affirme-t-elle.

Le directeur de la communication pour Environnement et parcs Alberta, John Muir, indique de son côté que les craintes des Albertains ont été entendues et que la province évaluera d’autres zones possibles pour la réintroduction de l’animal.

Nous voulons rassurer les Albertains que peu importe où l’ours sera relâché, ce sera dans un endroit reculé et aussi loin de la population possible, assure-t-il.

Il ajoute qu’en temps normal, les animaux sont relâchés là où ils ont été trouvés, mais dans le cas présent, l’origine de l’ours est inconnue.

Selon lui, le choix de la Zone d’usage public de Ghost avait été fait en raison de l’éloignement de la population et parce qu’il s’agissait d’un bon habitat pour l’animal.

Il précise également que le lieu de remise en liberté n’est pas rendu public afin d'offrir plus de chances de survie à l’animal en évitant de possibles contacts avec des êtres humains. L’ours portera aussi un collier GPS permettant de le suivre à la trace.

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