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La réconciliation, la grande oubliée de la campagne, selon les dirigeants autochtones

La chef Leah George-Wilson parle dans un micro, d'autres chefs sont derrière elle.

La chef Leah George-Wilson de la Nation Tsleil-Waututh demande plus d'attention portée à la réconciliation pendant les élections.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Radio-Canada

Les dirigeants des Premières Nations de la Colombie-Britannique déplorent ce qu'ils estiment être l’indifférence des politiciens durant les élections provinciales à proposer des mesures pouvant favoriser la réconciliation.

La chef Tsleil-Waututh, Leah George-Wilson, et la chef du conseil tribal Heiltsuk à Bella Bella, Marilyn Stern, se disent déçues par les différents engagements proposés par les partis politiques.

En novembre dernier, le gouvernement de la Colombie-Britannique est devenu le premier en Amérique du Nord à adopter une loi pour mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) dans la cadre de la réconciliation.

Les 46 articles de la DNUDPA affirment, entre autres, les droits des peuples autochtones à vivre dans la dignité, à maintenir leur culture et à participer à la prise de décision gouvernementale.

Marilyn Slett dit qu'il est compréhensible que la pandémie ait affecté les progrès de la réconciliation, mais souhaite que les trois partis en lice ne la perdent pas de vue.

Il ne peut pas passer au second plan [...] ça doit être une priorité, a-t-elle déclaré à l'émission The Early Edition de CBC.

Selon la chef du conseil tribal Heiltsuk, il est primordial de traiter les Premières Nations comme des partenaires gouvernants égaux : Tout découle du fait d'avoir cette relation en place, de l'avoir basée sur le respect mutuel des deux gouvernements et de prendre en compte nos priorités et nos besoins pour l'avenir.

Qu'en est-il de l'ENFFADA?

L'Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique a publié une lettre adressée aux chefs des partis pour exprimer leur déception que les appels à la justice de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) aient été exclus des plateformes de chaque formation politique.

Les dirigeants autochtones ont également été déçus par le débat des chefs lorsqu’ils ont été interrogés sur la question du privilège des Blancs.

Lydia Hwitsum, membre du conseil politique du Sommet des Premières Nations et ancienne candidate du Parti vert fédéral, a critiqué le chef libéral, Andrew Wilkinson, pour avoir offert des platitudes sur la question. Si vous ne reconnaissez pas le niveau des inégalités, alors c'est une réelle préoccupation pour moi, a déclaré Lydia Hwitsum.

Elle a cependant remercié la chef du Parti vert de la Colombie-Britannique, Sonia Furstenau, qui a reconnu l'existence d’une profonde inégalité raciale.

Les partis abordent la Déclaration des Nation unies

Les plateformes électorales de chaque parti mentionnent la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Le Nouveau Parti démocratique promet d'accroître la participation des Premières Nations aux décisions clés sur l'attribution de l'utilisation des terres et des ressources et de créer un bureau pour s'assurer que les nouvelles lois et politiques sont conformes à la DNUDPA.

Le Parti vert insiste sur la nécessité de doubler l'urgence du plan d'action sur la question. Il promet à la fois des ressources adéquates et une relation de collaboration avec les communautés autochtones au fur et à mesure de sa mise en œuvre.

La seule mention explicite de la DNUDPA dans la plateforme du Parti libéral consiste à clarifier la façon dont la Déclaration pourrait avoir un impact sur les décisions d'utilisation des terres, le droit à l'autodétermination et la jurisprudence existante concernant les titres détenus par les populations autochtones.

Bannière du dossier réunissant la couverture électorale.

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