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Gravir des montagnes pour le don d’organes

Au pied de la montagne, ils tiennent la bannière du Défi Chaîne de vie.

Alain Gagnon et Annie-Claude Michaud, qui ont tous deux bénéficié d'une greffe cardiaque, ont gravi dimanche le mont Saint-Mathieu.

Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant

Radio-Canada

L'organisme Transplant Québec rapporte une baisse marquée du nombre de don d'organes ou de tissus : c'est pourquoi la sensibilisation est particulièrement importante cette année. Le défi lancé par l'organisme Chaîne de vie, partout dans la province tout comme dans l'Est, visait ainsi à amasser des fonds pour accompagner les personnes en attente d'une greffe et leurs proches.

Dans la cadre de la Journée mondiale du don d'organes et de la greffe, des activités sont organisées en fin de semaine un peu partout au Québec, et notamment dans l’est de la province.

Cette année, les organisateurs du défi Chaîne de vie ont toutefois dû revoir la formule de l'événement qui rassemble normalement des groupes de grimpeurs. En raison de la pandémie, une formule réduite de l'événement est donc proposée, mais l'objectif demeure le même : amasser des fonds et sensibiliser la population à l'importance du don d'organes et de tissus.

Des ambassadeurs se sont engagés à relever le défi Chaîne de vie en gravissant différents monts du Québec.

Ils tiennent la bannière de l'activité au sommet du Mont Trouble.

Dave Clements, président de l'organisme Greffe-toi à nous et Sonia Lachance, porte-étendard de Chaîne de vie

Photo : Éric Blouin

La porte-étendard du défi Chaîne de vie sur la Côte-Nord, Sonia Lachance, a fait l'ascension du mont Trouble à Gallix dimanche. Elle était accompagnée de la famille de Maryse Clements, une Nord-Côtière décédée dans la dernière année, qui avait bénéficié d'une greffe de cœur et de rein.

Écouter l'entrevue de Sonia Lachance à l'émission Boréale 138

Ancienne porte-étendard du défi, Mme Clements était impliquée dans la promotion du don d'organes dans la région.

C'est vraiment en mémoire de Maryse, souligner toutes les implications qu'elle a eues tant au niveau scolaire avec Greffe-toi à nous qu'avec Chaîne de vie, fait que pour nous, ça a une dimension plus particulière cette année, explique Sonia Lachance.

Mais l'objectif, c'est d'informer la population et les amener à signer leur carte.

Sonia Lachance, porte-étendard du défi Chaîne de vie sur la Côte-Nord
Maryse Clements, souriante, sur un sentier de montagne.

Maryse Clements

Photo : Radio-Canada / Ann-Édith Daoust

Sur la rive sud du fleuve, c’est au mont Castor de Matane et au mont Saint-Mathieu à Saint-Mathieu-de-Rioux que se sont mesurés les randonneurs.

Les dons compliqués par la COVID-19

La COVID-19 a eu une incidence importante sur l'identification des donneurs potentiels et l'organisation du don d'organes au Québec. Transplant Québec indique que la situation se résorbe après qu’on a atteint le plus bas taux de références et de donneurs des cinq dernières années. Les besoins demeurent toutefois importants.

Avec la situation de la COVID, il y a au-delà de 50 % moins de donneurs, mais il y a 60 % moins de transplantations également présentement au Québec, donc la situation est quand même urgente. C'est souvent une question de vie ou de mort pour les gens qui sont en attente d'une greffe. C'est pas juste la qualité de vie, mais c'est une question de survie, soutient Dave Clements, président de l'organisme Greffe-toi à nous et frère de Maryse Clements.

Au total, 799 personnes étaient en attente d'une greffe au Québec en 2019. Dans l’Est-du-Québec, 13 personnes étaient en attente d’un organe au Bas-Saint-Laurent, six sur la Côte-Nord et sept en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Les reins sont de loin les organes les plus en demande.

Lucie Dumont, présidente fondatrice de Chaîne de vie, croit qu'il faut miser sur l'éducation dans le milieu hospitalier, mais aussi auprès des jeunes dans leur école pour que le message se rende jusque dans les familles.

Lucie Dumont.

La présidente du projet Chaîne de vie, Lucie Dumont

Photo : Radio-Canada / Jérôme Lévesque-Boucher

L’organisme souhaiterait que plus de personnes partagent ouvertement leur volonté de donner leurs organes à leur famille pour éviter toute hésitation dans le cas d’un décès permettant le don.

C’est que chaque donneur possible est précieux.

Ce sont seulement 1 % des gens qui décèdent dans des conditions pour donner leurs organes. C’est très très très rare. Donc, identifier le maximum de donneurs potentiels, c’est vraiment ce qui est important, et aussi diminuer le nombre de refus de [la part de la] famille, juge Mme Dumont.

L'an dernier, 20 personnes ont reçu une greffe dans l'Est-du-Québec, soit sept au Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord et six en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Les transplantations de rein et de foie forment la vaste majorité de ces opérations.

Avec les informations de Geneviève Génier-Carrier et de Nicolas Lachapelle

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