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Une marche de guérison en souvenir des « petits anges » de Wendake

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Des costumes traditionnels lors de la marche à la mémoire des petites victimes de Wendake.

Le reportage de Camille Simard

Photo : Radio-Canada / Camille Simard

« On voulait montrer à la famille tout le sens derrière le mot communauté. » C'est ainsi que Jennifer O’Bomsawin, une des organisatrices, décrit la marche de guérison en hommage aux garçons retrouvés sans vie dans une résidence de Wendake la semaine dernière.

Cette marche a rassemblé environ 360 personnes, selon les policiers, dans les rues de Wendake, près de Québec, dimanche après-midi.

Il y a une semaine exactement, deux garçons de deux et cinq ans ont perdu la vie dans une résidence de la communauté. Un homme est accusé du meurtre au second degré de deux enfants, dans cette affaire.

On est une petite communauté. On voulait montrer qu’on est ensemble. Il s'agit d'une marche symbolique, ce ne sont pas des funérailles, bien sûr, mais on voulait leur démontrer tout notre soutien, précise Mme O'Bomsawin.

Des participants à la marche de dimanche après-midi.

Des participants à la marche de dimanche après-midi.

Photo : Radio-Canada / Camille Simard

Je suis touchée de voir autant de familles qui ont répondu présentes. La communauté en a besoin, surtout en ces temps de COVID-19. On se rassemble aujourd'hui pour faire une guérison collective ensemble, a ensuite mentionné une autre des organisatrices, Sabrina Godbout, devant les participants.

En raison des mesures sanitaires, les organisatrices ont limité le nombre de personnes pouvant y participer. Cependant, une vidéo en direct sur Facebook permettait de suivre la marche en temps réel.

La marche a permis de souligner le départ de deux autres enfants de la communauté, décédés au cours de la dernière année.

Des réponses à court terme

Présent lors du rassemblement, le grand chef de la nation huronne-wendat, Konrad Sioui, fait le point, une semaine après le drame.

Dimanche dernier, c'était l'horreur et les questions. Et toute la semaine, ce sont ces mêmes questions qui nous revenaient en tête, et aujourd'hui encore. Dans le fond, les réponses, on ne les a pas trouvées, parce qu'elles sont dans l'unité, dans le genre humain, on est tous impliqués dans ça, exprime-t-il.

Le grand chef de la nation huronne-wendat, Konrad Sioui

Le grand chef de la nation huronne-wendat, Konrad Sioui

Photo : Radio-Canada

Il dit être satisfait de voir que le gouvernement a ordonné une enquête externe sur le rôle de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), à la suite d'appels à l'aide au sujet des garçons. Des appels qui n'ont pas été retenus.

On va avoir des réponses avant Noël. Je suis satisfait. Je comprends qu'il faut donner du temps pour tout étudier, pour permettre au monde de se virer de bord. Est-ce que la DPJ a failli, est-ce que les autorités ont failli? On verra, poursuit-il.

Au total, ce sont quatre organisations qui ont ouvert une enquête à la suite du drame. En plus de la Sûreté du Québec, du Bureau du coroner et de l'enquête externe du gouvernement, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse fait aussi enquête.

Avec la collaboration de Camille Simard et Kassandra Nadeau-Lamarche

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