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L’inauguration d’un nouveau pont marque le renouveau du chemin Saint-Paul au Manitoba

Le pont en arrière plan avec des panneaux indiquant le chemin Saint-Paul au premier plan.

L'inauguration de ce pont marque le lien entre toutes les parties du chemin Saint-Paul et permet le lancement de nouveaux projets.

Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel

Depuis son ouverture en 2006, le Chemin Saint-Paul a vu son parcours de 200 kilomètres se moderniser au fil des années. Des municipalités d’Emerson-Franklin à celle de De Salaberry en passant par Saint-Pierre-Jolys et la Première Nation de Roseau River, plusieurs infrastructures ont été installées pour faciliter le parcours des marcheurs. Le dernier en date est un pont piétonnier qui surplombe la rivière Joubert à l’est de Saint-Pierre-Jolys et qui a été inauguré le 5 octobre dernier.

Selon Murielle Bugera, la présidente de l’association Chemin Saint-Paul, ce pont représente l’aboutissement d’efforts continus pour combler les lacunes du sentier. C’est le sixième pont installé ou restauré sur le parcours et le chaînon manquant pour relier toutes les parties du trajet.

L'itinéraire de ce trajet se base sur une carte provinciale de 1887 ayant servi de guide pour aménager un itinéraire qui avait été utilisé au milieu des années 1800 par les charrettes à bœufs des Métis entre Fort Garry, à Winnipeg et Saint-Paul, au Minnesota.

Cette passerelle existait déjà il y a plusieurs dizaines d’années, mais a été endommagée et rendue inutilisable par les inondations de 1997. Murielle Bugera, qui a grandi à Saint-Pierre-Jolys, se souvient d’ailleurs d'avoir [joué] à côté du pont sur les bords du cours d’eau.

Murielle Bugera devant le nouveau pont du chemin Saint-Paul.

Murielle Bugera est la présidente de l'association Chemin Saint-Paul créée en 1999.

Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel

Un projet long, mais fédérateur

Lorsque l’idée de ce pont est lancée en 2017, l’association ne pensait pas s’embarquer dans un projet complexe qui se chiffrerait à 250 000 dollars.

Murielle Bugera avoue avoir pensé que ce serait quelque chose d’assez simple , mais les sols sablonneux et les permis nécessaires à la construction sont venus rendre cette tâche plus difficile et plus coûteuse.

On pensait vraiment pouvoir faire ça cette année-là [en 2017], et on ne pensait pas qu’on allait aboutir à un quart de million, mais plutôt à moins de 100 000 dollars, alors ça nous a pris vraiment de 2017 à 2020, donc trois ans

Murielle Bugera, présidente de l'association Chemin Saint-Paul

La moitié du projet a été financée par le Sentier Transcanadien tandis que la province a participé à hauteur de 75 000 dollars. Le chantier a aussi créé un élan local de générosité avec plusieurs contributeurs locaux comme les municipalités rurales environnantes, le Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba ou encore la coopérative financière Caisse Groupe Financier.

Ça nous fait chaud au coeur parce qu’on est tous des bénévoles dans cette organisation, s’enthousiasme Murielle Bugera, et ça fait plaisir de voir que les gens sont contents du projet

Quatre jours après l’inauguration, la province annonçait un investissement de sept millions de dollars pour l’entretien des sentiers manitobains. Une autre bonne nouvelle pour la présidente de l’association qui envisage déjà les projets à venir.

Le pont qui surplombe un cours d'eau avec de la végétation autour.

La structure en acier du pont a été fabriquée en Ontario et ramenée par camion jusqu'au Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel

Un peu de Compostelle au Manitoba

L’inauguration de ce pont vient sceller le renouveau du Chemin Saint-Paul et permet à l’association de se lancer dans deux nouvelles initiatives. D’abord, en partenariat avec la Canadian Company of Pilgrims qui regroupe des pèlerins en dehors du Québec, il est question d’accréditer un tronçon de 25 kilomètres de l’itinéraire, situé entre Saint-Pierre-Jolys et Saint-Malo, pour qu’il fasse partie de la préparation aux chemins de Compostelle.

Ce projet baptisé Camino permettra aux personnes qui auront parcouru ces kilomètres au Canada d’entamer leur pèlerinage espagnol à partir de La Corogne, en Espagne, où elles marcheraient les 75 autres kilomètres pour obtenir leur certificat.

Ensuite, l’association est en train de créer un passeport spécifique au chemin Saint-Paul qui encouragera les usagers à traverser les 200 kilomètres du sentier en plusieurs parties.

Pour cela, le parcours sera divisé en 11 tronçons et à chaque fois qu’un de ses tronçons sera terminé, une entreprise locale validera l’accomplissement. Une fois la totalité du chemin parcouru, un certificat d’achèvement sera remis aux marcheurs.

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