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Les restaurateurs winnipégois craignent les nouvelles restrictions de la province

Un insigne « Open » éteint.

Les bars et les clubs devront fermer pour deux semaines, à Winnipeg, en raison des nouvelles restrictions provinciales.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik/CBC

Alors que les bars et les clubs doivent fermer pour deux semaines dès le 19 octobre, les propriétaires craignent ne pas pouvoir s’en remettre.

Ces nouvelles restrictions pour la région métropolitaine de Winnipeg ont été annoncées vendredi, alors que la province tente de mater la hausse du nombre de cas de COVID-19 dans la capitale manitobaine.

Le propriétaire de l’hôtel et du restaurant Four Crowns de la rue McPhilipps, Ravi Ramberran, dit devoir mettre à pied une quinzaine de personnes.

Un homme chauve, devant une terrasse.

Le propriétaire du Four Crowns, Ravi Ramberran.

Photo : Radio-Canada / CBC

C’est horrible. Ces gens sont mes meilleurs amis. Je passe plus de temps avec eux qu’avec ma famille. J’ai trois mères monoparentales qui travaillent pour moi. Ça brise le coeur, renchérit-il.

Au King’s Head, un bar dans le quartier de la bourse, le propriétaire Chris Graves a de la difficulté à imaginer le futur de son entreprise.

Il mentionne avoir récemment appliqué pour un permis temporaire de salle à manger, question de lui permettre de vendre de l’alcool avec ses livraisons et ses commandes pour emporter. Malgré cela, il a appris, vendredi, qu’il doit fermer au public.

J’essaie d’être positif, j’essaie vraiment. J’essaie de ne pas perdre espoir, je ne veux pas que mes employés me voient perdre espoir, mais on est dans une situation financière extrêmement difficile, souligne Chris Graves.

Un homme avec une casquette et une barbe poivre et sel.

Le propriétaire du King's Head, Chris Graves.

Photo : Radio-Canada / CBC

Quand la ville de Winnipeg est passée au code orange, en septembre dernier, M. Graves a été contraint de renvoyer des employés.

C’était déjà difficile à ce moment-là, dit-il.

Le bar se concentrera sur les livraisons et les commandes pour emporter, tentant d’éviter d’utiliser des services de livraison qui se gardent un gros pourcentage du revenu des commandes.

Le propriétaire espère pouvoir garder 20 employés, mais une quinzaine devront être mises à pied.

On va y aller de cette façon pour le moment, espérer que ça nous garde la tête hors de l’eau pour les prochaines semaines. On va tenter de continuer à survivre.

Un coup fatal

Ces restrictions auront l’effet d’une autre tempête pour les petites entreprises, croit le directeur de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) pour la région des Prairies, Jonathan Alward.

De nouvelles restrictions pourraient vraiment être un coup fatal pour bon nombre de petites entreprises partout dans la province, pas juste à Winnipeg, dit-il.

Il souligne d’ailleurs que même celles qui parviennent à demeurer ouvertes continuent de s’endetter.

Au Canada, les membres de la FCEI rapportent s’être endettés de 135 000 $ en moyenne en raison de la COVID-19, si on se fie à un rapport de la fédération datant de juillet. Au Manitoba, l'endettement lié à la pandémie est peut-être moins grand, mais tout de même significatif, alors que la dette moyenne causée par la COVID-19 atteint 80 000 $.

Ça, ce n’est qu’une dette additionnelle en raison de la COVID-19, c’est sans compter les autres dettes que les entreprises ont pu accumuler mentionne Jonathan Alward.

Lorsque le ministre de la Santé du Manitoba, Cameron Friesen, s’est fait demander en conférence de presse si on pouvait s’attendre à de l’aide financière pour les entreprises affectées par les restrictions, il a dit que c’est encore trop tôt pour en parler.

Un homme à une table avec un micro, et des drapeaux de la province du Manitoba derrière lui.

Le ministre de la Santé du Manitoba, Cameron Friesen.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

La Chambre de commerce de Winnipeg ne cache pas son désaccord. On avait besoin de parler de ça il y a déjà plusieurs mois, clame le président et chef de la direction de la Chambre de commerce de Winnipeg, Loren Remillard.

On doit avoir des mesures en place qui assure qu’on peut passer à travers ces moments difficiles, renchérit-il.

Avec les informations de Rachel Bergen

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