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Les maisons des jeunes, « plus importantes que jamais »

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Trois jeunes accoudés à un ilot de cuisine à la maison des jeunes.

Janique Arseneau estime que les maisons des jeunes sont plus essentielles que jamais en période de pandémie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Cette semaine, le Regroupement des maisons des jeunes du Québec souligne son 40e anniversaire. Visite à la maison des jeunes de Sept-Îles, un lieu qui semble des plus essentiels en raison de la pandémie.

Gabriel Paradis, 16 ans, et Jessica Huot, 15 ans, se retrouvent régulièrement à la maison des jeunes L’Éclipse à Sept-Îles. En dehors de l’école, c’est l’un des derniers endroits où les deux amis peuvent se retrouver tout en respectant les consignes de la santé publique.

C’est un peu compliqué de voir ses amis. Il y a des parents qui veulent pas de contacts par rapport au COVID. Ici c’est bien, on rentre, on se désinfecte les mains. On peut se rejoindre ici avec nos amis. On peut jouer aux cartes, jouer au pool avec les monitrices , décrit Jessica.

Bien que Janique Arseneau convienne que le respect des directives de la santé publique soit un défi constant, elle estime que les maisons des jeunes sont plus essentielles que jamais en période de pandémie.

Oui, on est là pour les divertir, mais on a un gros rôle d’intervention avec les jeunes. C’est plus que jamais important pour contrer l’isolement, pour contrer tout ce qui est négatif en ce moment, affirme la technicienne en loisirs et responsable à L’Éclipse.

Deux jeunes masqués sur un divan jouent à des jeux vidéo.

Gabriel et Jessica sont des habitués de L'Éclipse, à Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada

Au début octobre, Québec reconnaissait que la détresse psychologique chez les jeunes était en nette augmentation, une détresse attribuée notamment à leur isolement depuis le début de la pandémie.

À L’Éclipse, des jeunes comme Gabriel et Jessica peuvent compter sur une équipe de huit intervenants.

Quand t’arrives ici, mettons que ça va pas bien, les moniteurs ou les monitrices sont toujours là pour toi, pour t’écouter ou te donner des conseils. C’est vraiment super.

Jessica Huot, habituée de L’Éclipse

Ça me fait voir du monde, ça me change les idées quand je feel pas bien. Je parle, je m’ouvre à eux autres. Eux autres, ils me disent des affaires pour m’aider. Ça prend un peu de temps, pis après je redeviens correct, raconte Gabriel.

Tout indique que ce besoin de socialiser en dehors de l’école est bien réel. L’Éclipse est particulièrement populaire. Chaque jour, on atteint notre maximum en termes de capacité de la maison des jeunes , observe Janique Arseneau, technicienne en loisirs et responsable à L’Éclipse.

On est toujours full! On voit que la maison des jeunes, c’est un besoin pour les jeunes.

Janique Arseneau, technicienne en loisirs et responsable à L’Éclipse

En mars dernier, les maisons des jeunes du Québec suspendaient leurs activités en raison des mesures de confinement. L’Éclipse de Sept-Îles n’a rouvert que six mois plus tard, mais déjà, le spectre de la deuxième vague de COVID-19 fait craindre une nouvelle fermeture.

En mai dernier, le Regroupement des maisons des jeunes du Québec demandait à Québec de reconnaître ces organismes comme étant des services essentiels. Pour les jeunes, je crois qu’on est un service essentiel, plaide Janique Arseneau.

D'après le reportage de Nicolas Lachapelle

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