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L’ACFA annonce avoir restructuré la dette du journal Le Franco

La dette du journal envers l’Association canadienne-française de l’Alberta passe de 213 000$ à 67 000 $.

des copies papiers du Franco sur une table noire.

La situation financière du journal demeure par ailleurs très précaire. Il enregistre un déficit de 48 373$ en 2019-2020 et a vu ses revenus diminuer de 30%.

Photo : Radio-Canada

François Joly

L’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) a profité de son assemblée générale annuelle pour annoncer la restructuration de la dette de l’hebdomadaire Le Franco. Celle-ci s’élève maintenant à 67 000 $, un montant qui entraînera des paiements d’intérêt plus soutenable pour le journal.

L’annonce survient un peu plus de deux semaines avant le premier de quatre forums publics sur l’avenir du journal, prévu le 5 novembre.

Les états financiers du journal révèlent que la dette accumulée du Franco envers l’ACFA s’élevait à 212 961 $ à la fin de la dernière année financière de l’association, le 30 juin 2020.

Celle-ci a été entièrement remboursée par le journal et un nouveau prêt de 67 000 $ aurait été contracté. Ce dernier doit permettre au Franco d’assurer ses dépenses courantes pour la prochaine année.

La présidente de l’ACFA, Sheila Risbud, a, par la suite, précisé en entrevue que Le Franco a remboursé la dette à l’aide de liquidités contenues le compte bancaire du journal. La nouvelle dette réduira substantiellement les intérêts à payer. Ils s’élevaient à 7300 $ pour 2019-2020 et à 9400 $ pour l’exercice financier 2018-2019.

La situation financière du journal demeure par ailleurs très précaire. Il enregistre un déficit de 48 373 $ en 2019-2020 et a vu ses revenus diminuer de 30 %.

En décembre 2019, l’ACFA a dissous le conseil d’administration du Franco et a licencié sa rédactrice en chef, Hélène Lequitte.

Un mois plus tard, l’organisme porte-parole de la francophonie albertaine avait justifié sa décision de ne pas vendre le journal en affirmant que l’ampleur de la dette faisait peser un risque sur son statut d’organisme à but non lucratif (OBNL).

Pourquoi ne pas avoir transféré les fonds du Franco vers l’ACFA à ce moment-là? On soupçonnait que l’argent était là, mais on n’avait pas encore accès aux comptes, répond Sheila Risbud. Ça a pris le temps que ça a pris de pouvoir débloquer tout ça.

Le nouveau directeur et le nouveau rédacteur en chef avait été nommés en février 2020.

Campus Saint-Jean : la bataille se poursuit

Une partie de l’Assemblée générale, qui avait lieu virtuellement, a été consacrée à la campagne lancée par l’ACFA pour sauver le campus Saint-Jean, qui est victime de compressions budgétaires imposées par la province.

Un nouveau site web a été mis sur pied par l’ACFA, qui va également créer un nouveau comité dont le rôle sera de collecter des fonds pour aider à financer la poursuite de l’ACFA contre l’Université de l’Alberta et le gouvernement de l’Alberta.

Sheila Risbud admet que ce dossier a été très accaparant pour son organisme. Le campus Saint-Jean a pris beaucoup de temps et de capital politique pour l'ACFA, explique-t-elle.

L'ACFA a beaucoup d'autres enjeux aussi importants. Je pense que c'est un peu le fait qu'on avait une équipe réduite. Avec la pandémie, on a décidé de miser là-dessus, mais là on aimerait transitionner et sortir la tête de l'eau.

L’ACFA a également apporté certains changements à ses statuts et règlements, notamment pour faire suite à un rapport d’enquête sur des allégations d’intimidation au sein du conseil d’administration.

Les changements clarifient notamment le rôle des administrateurs en plus d’ajouter un deuxième poste de vice-président ainsi qu’un poste de secrétaire du conseil exécutif. Ça précise certaines choses et on espère éviter les conflits que l’ACFA a vécus ces dernières années, affirme Sheila Risbud.

Sheila Risbud, candidate à la présidence de l'ACFA.

Sheila Risbud a été élue à la présidence de l'ACFA lors de l'assemblée générale de 2019.

Photo : Radio-Canada / Jocelyn Boissonneault

L’Assemblée générale marquait d’ailleurs la fin de sa première année à la tête de l’organisme.

Ça se passe très bien, mais ça prend beaucoup de temps. Je travaille à temps plein [et] j’ai une famille, alors personnellement c’est un gros engagement.

Elle dit ne pas avoir peur de déléguer certaines responsabilités aux autres membres du conseil. Si on veut que les gens se présentent dans des postes comme ça, il faut vraiment que la tâche de la présidence soit répartie avec les autres administrateurs.

Trois postes d’administrateurs sont d’ailleurs à pourvoir à l’ACFA et un nouvel appel de candidatures sera lancé d’ici quelques jours.

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