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Cinq Premières Nations de la C.-B. appuient les pêcheurs Mi’kmaq en Nouvelle-Écosse

Province House et la clôture de métal devant l'édifice, où sont accorchées des bannières réclamant le respect des traités et des droits des Premières Nations.

Devant Province House, l'édifice qui abrite l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse, des pêcheurs autochtones ont organisé une vente de homards pêchés en vertu des droits que leur confèrent les traités vendredi.

Photo : Radio-Canada / Héloïse Rodriguez-Qizilbash

Les Premières Nations Ahousaht, Ehattesaht, Mowachaht / Muchalaht, Hesquiaht et Tla-o-qui-aht, en Colombie-Britannique, appuient la pêche autoréglementée de la Première Nation Sipekne'katik, en Nouvelle-Écosse.

Dans une déclaration commune des cinq nations publiée vendredi (Nouvelle fenêtre), celles-ci soutiennent que bien que le tribunal ait confirmé le droit de chasser, de pêcher et de se rassembler dans la poursuite d’une subsistance convenable, les Mi’kmaq se voient continuellement refuser la possibilité d’exercer leurs droits.

La déclaration fait ainsi référence à la décision R. c. Marshall de la Cour suprême (Nouvelle fenêtre) du Canada, rendue en 1999, qui a reconnu aux Mi’kmaq le droit de pêcher dans la poursuite d’une subsistance convenable.

La Cour a précisé que le gouvernement peut réglementer cette pêche en établissant des limites de prises, mais Pêches et Océans Canada n’a pas agi depuis, dénoncent les Premières Nations.

Cela a amené les Premières Nations des Mi’kmaq à élaborer leurs propres plans de gestion des pêches, et elles ont maintenant commencé à les adopter, peut-on lire dans la déclaration.

La revendication de leurs droits constitutionnels s'est heurtée à la violence, à l'intimidation et à une escalade de tension entre les pêcheurs autochtones et non autochtones, ce qui semble ignoré par le gouvernement.

Ces initiatives ont effectivement été accueillies par de la colère et des gestes violents de la part des pêcheurs non autochtones dirigés vers leurs homologues Mi’kmaq.

Un véhicule a été vandalisé et un bateau a été incendié ces derniers jours, tous deux appartenant à des pêcheurs autochtones de la Nouvelle-Écosse. Des centaines de pêcheurs non autochtones et de sympathisants en colère ont fait une descente dans deux entrepôts où les pêcheurs Mi’kmaq laissent leurs prises.

Aucune arrestation n'a encore été effectuée dans ce dossier, malgré le fait que des agents de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) auraient été témoins des activités criminelles. Le chef Mike Sack, de la Première Nation de Sipekne'katik, a interpellé le premier ministre Justin Trudeau et dénoncé l’inaction des autorités.

Le premier ministre a par la suite appelé les agences fédérales à assurer la sécurité des Autochtones impliqués dans la pêche au homard autoréglementée.

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