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Production de cannabis : un nouveau joueur en Abitibi-Témiscamingue

Trois hommes debout devant un immeuble.

Les frères Éric, Sylvain et Michel Angers, de l'entreprise familiale Les cultures Angers

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Deux ans après la légalisation du cannabis au Canada, Les cultures Angers, une entreprise familiale d’Amos, obtient sa licence de microculture et de vente de cannabis à des fins médicinales auprès de Santé Canada.

Menée par les frères Sylvain, Éric et Michel Angers, l’entreprise pourra grâce à cette licence cultiver du cannabis sur une superficie de 200 mètres carrés. Tout l’équipement nécessaire à la production est en place dans les locaux. Il ne reste qu’à semer les graines, ce que prévoient faire les frères Angers dans les prochains jours.

Sylvain Angers, directeur général et chef jardinier au sein de l’entreprise, explique que l’idée de démarrer l’entreprise lui est venue il y a quelques années, lorsque Santé Canada a rendu disponible les microlicences.

« Ça s’est fait pendant un souper. J’en ai parlé à mon frère, et ça l’a intéressé. J’avais vu que Santé Canada avait sorti les microlicences, qui étaient plus accessibles pour tout le monde. Mon frère n’a pas hésité trop trop, on s’est lancés là-dedans et le lendemain on a appelé notre avocat pour commencer le processus », explique M. Angers.

Une affiche sur laquelle est écrit « surveillance par caméras ».

Santé Canada exige notamment la mise en place de normes de sécurité renforcées.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

L’obtention de la licence en microculture auprès de Santé Canada n’est pas chose aisée. Les frères Angers ont donc dû travailler fort afin de répondre aux normes de sécurité et de salubrité exigées par l’organisme gouvernemental.

« Les exigences sont très élevées. Il faut que tout réponde aux normes alimentaires. Les murs, le plancher, tout ce qui touche au cannabis doit être de grade alimentaire. Ensuite, tout le volet sécurité. La clôture, les caméras, les enregistrements, il n’y a pas d’angle mort nulle part », soutient Sylvain Angers.

La licence permet à l’entreprise d’effectuer la production du cannabis. Par la suite, c’est un grossiste qui récupérera le produit en vrac afin de l’emballer et de l’acheminer aux magasins.

Une production en quatre étapes

Afin d’en arriver au produit final, Sylvain Angers explique que des clones seront d’abord extraits de plants mères. Ces boutures seront ensuite transférées dans les salles de végétation, pour y croître pendant environ un mois.

Les plants sont ensuite transférés dans les salles de floraison, pour environ deux mois, le temps d’y compléter le cycle. Les deux dernières étapes consistent à tailler le plant et à effectuer le séchage.

Grâce à des systèmes de chauffage et de ventilation à la fine pointe de la technologie, les plants de cannabis se retrouveront dans un environnement parfaitement contrôlé. Les rigueurs de l’hiver abitibien n’auront ainsi aucun impact sur la production.

Les bacs sont prêts pour les premiers plants de cannabis.

Les bacs sont prêts pour les premiers plants de cannabis.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Des projets d’agrandissement en vue

Pour l’instant, seul le tiers de la superficie cultivable de 200 mètres carrés autorisée par la licence est prêt à être exploité. Les frères Angers se montrent sûrs de pouvoir exploiter 100 % de leur superficie lorsqu’ils auront obtenu le fruit de leur première récolte.

À ce stade du projet, l’entreprise souhaite se concentrer sur la production de cannabis récréatif, mais n’exclut pas à terme d’ajouter le cannabis à usage médicinal à son offre. Si les affaires vont bien, le chef de la sécurité de l’entreprise, Éric Angers, explique que des projets d’agrandissement, qui nécessiteraient une nouvelle licence de Santé Canada, pourraient poindre à l’horizon.

« On a des projets d’expansion. Si c’est rentable et que tout va bien, on va regarder pour construire un deuxième bâtiment dans le futur, si la roue tourne bien », affirme-t-il.

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