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Action solidaire à Québec pour la Marche mondiale des femmes

Des personnes rassemblées autour d'une fontaine.

Une trentaine de personnes se sont rassemblées samedi à la Place d’Armes de Québec.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau-Lamarche

Kassandra Nadeau-Lamarche

La Marche mondiale des femmes n'a pu rassembler de grande foule cette année, en raison de la pandémie. Malgré tout, ce sont une trentaine de personnes qui étaient regroupées devant le Château Frontenac et les bureaux du ministère des Finances samedi, pour dénoncer, entre autres, la pauvreté vécue par les femmes.

Le groupe milite entre autres pour une hausse du salaire minimum à 15 dollars de l’heure ainsi qu’un revenu minimum universel garanti.

Des actions similaires ont été menées simultanément un peu partout au Québec et ailleurs dans le monde. Les militants estiment que les femmes sont touchées de façon disproportionnée par la crise sanitaire.

Selon les données de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), les femmes québécoises représentent jusqu’à 55,7 % des personnes déclarées positives à la COVID-19, contre 44,3 % d’hommes.

Elles sont encore majoritaires dans les emplois sous-payés, on pense entre autres aux préposées aux bénéficiaires, affirme Emmanuelle Chaloux, porte-parole de l'événement.

Insécurité financière

Les militants ont interpellé le gouvernement pour qu’il lutte plus efficacement contre la pauvreté et l’insécurité financière que vivent de nombreuses femmes et qui a été exacerbée par la crise sanitaire. Les femmes nous appellent de partout dans la province parce qu’elles ont épuisé leurs ressources, explique Emmanuelle Chaloux, qui milite également pour l’organisme Rose du Nord, un regroupement de femmes en situation de pauvreté.

Ce sont elles qui sont au front dans le système de santé, d’éducation, dans les commerces, les services essentiels et ce sont encore des emplois avec des salaires de misère, peut-on lire dans le communiqué de presse envoyé en prévision de l’événement.

La Marche mondiale des femmes est organisée à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. Les activistes estiment que l’augmentation du salaire minimum à 15 dollars de l’heure ainsi que l’instauration d’un revenu minimum universel garanti contribuera à réduire l’insécurité financière.

[Ça fait] 20 ans que nous sommes dans la rue en train de manifester pour demander de meilleures conditions de vie et de travail pour les femmes, et quand on dit pour les femmes, en fin de compte c’est pour tout le monde, affirme Emilia Castro, membre du comité organisateur de la Marche mondiale des femmes au Québec.

Une grande marche, qui devait réunir une plus grande foule, devait se tenir à Terrebonne cette année, mais a été reportée à l'an prochain en raison de la pandémie. Les activistes espèrent à ce moment pouvoir rassembler des milliers de personnes.

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