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Le défi « Chaîne de vie » : sensibiliser la population au don d’organes en temps de pandémie

Des mains tiennent un organe.

Le défi « Chaîne de vie » qui avait lieu samedi partout au Québec et en Colombie-Britannique afin d'amasser des fonds pour l'éducation au don d'organes.

Photo : iStock

Samedi matin avait lieu le défi « Chaîne de vie » un peu partout au Québec et aussi en Colombie-Britannique pour amasser des fonds dans le but de financer l’éducation au don d’organes dans les milieux scolaires. Selon l’organisme, la pandémie de la COVID-19 aurait contribué à la diminution du nombre de dons d’organes cette année.

Le 17 octobre est la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe. Pour l’occasion, 16 porte-étendards ont grimpé une montagne de leur région afin de sensibiliser la population à leur cause.

« Chaîne de vie » se décrit dans un communiqué comme un organisme de bienfaisance, dont la mission principale est de soutenir un programme qui éduque les jeunes de 15 à 17 ans au don d’organes et de tissus dans les écoles d’enseignement au secondaire.

En Outaouais, c’est Annie Leduc qui a monté le Mont-Cascades à Cantley à titre de porte-étendard. Conseillère en soins infirmiers au programme de don d’organes et de tissus au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, elle en était à sa cinquième participation.

Jusqu’à présent, 1210 $ ont été amassés dans la région. La campagne de financement se poursuit jusqu’à la fin du mois d'octobre.

Il y a plusieurs personnes qui sont en attente d’une greffe d’organes qui va leur permettre de survivre à une maladie.

Annie Leduc, conseillère en soins infirmiers au programme de don d’organes et de tissus au CISSS de l’Outaouais et porte-étendard du défi « Chaîne de vie »
Annie Leduc au sommet du Mont-Cascades à Cantley tient une affiche de Chaîne de vie.

Annie Leduc en était à sa cinquième participation au défi Chaîne de vie.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Sylvie Boudreault

Un donneur d’organes, c’est rare. De tous les décès qui se passent en centre hospitalier, il y a seulement 1,4 % de tous ces défunts-là qui peuvent être des candidats pour le don d’organes, explique Mme Leduc. C’est très peu.

Baisse des dons en Outaouais

L’Outaouais a connu une légère baisse des dons au cours de la première vague de la pandémie de la COVID-19, selon Annie Leduc. En général, les donneurs sont notamment des victimes d’AVC et d’accident de voiture, indique-t-elle.

Comme les gens étaient confinés à leur domicile au printemps, cela pourrait expliquer un ralentissement des dons d’organes puisque moins de gens avaient à prendre la route, affirme Mme Leduc. Un donneur, c’est rare et on ne choisit pas quand ça arrive, souligne la conseillère.

Au moment d’écrire ces lignes, la région enregistrait cinq dons sur son territoire. À la fin de l’année 2019, 27 personnes étaient en attente en Outaouais.

Dans l’ensemble du Québec, 490 personnes ont reçu une transplantation d’organe l’an dernier, selon Transplant Québec. Ce sont 179 personnes qui ont fait un don alors que 799 personnes étaient toujours en attente d’une greffe en date du 31 décembre 2019.

Selon « Chaîne de vie », un don peut sauver jusqu’à 8 vies et aider 15 autres personnes à retrouver la santé.

Discuter en famille de sa décision

Qu’on dise oui ou non au don d’organes ça reste un choix personnel, mais il faut en parler à notre famille, soutient Annie Leduc.

Elle souhaite que les gens discutent davantage de leur choix. Partagez votre volonté, c’est super important parce que vous quand vous allez être à l’hôpital vous ne serez pas en mesure de la partager votre volonté, mais quand votre famille sait, c’est très facilitant dans le reste du processus.

Au Québec, il y a trois façons de signaler son choix quant au don d’organes. D’abord, si une personne désire faire le don de ses organes à son décès, elle peut signer l’autocollant sur sa carte d’assurance maladie.

La deuxième façon, depuis 2010, c’est le nouveau registre de consentement au don d’organes et de tissu offert par la RAMQ [et] depuis 2005 […] chez le notaire, c’est possible aussi, précise Mme Leduc.

Le registre de la RAMQ contient uniquement des consentements au don et comptait plus de trois millions de personnes le 30 juin 2019. De son côté, le registre de la Chambre des notaires du Québec, qui enregistre à la fois les consentements et les refus, comptait plus de 1,8 million enregistrements au même moment. De ce nombre, 15 % étaient des refus.

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