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CRi lance Juvenile, un premier album 100 % québécois

Un jeune homme regarde vers le sol, sur fond bleu.

Après une demi-douzaine de microalbums, Christophe Dubé, alias CRi, lance son premier opus complet.

Photo : Page Facebook de CRi

Radio-Canada

Christophe Dubé, alias CRi, a lancé vendredi son premier opus complet, après avoir fait danser la planète au rythme de sa musique électro planante et hypnotique, avec une foule de microalbums et de singles.

En entrevue avec Eugénie Lépine-Blondeau, chroniqueuse culturelle à l’émission Tout un matin, le jeune homme s'est ouvert sur son processus créatif, sur son souhait de représenter le Québec à l’international et sur sa naïveté d’adolescent, qu’il souhaite préserver à tout prix.

Publié par la prestigieuse étiquette britannique Anjunadeep, l’album de onze titres rassemble une poignée de collaborateurs et collaboratrices du Québec, dont le toujours très actuel Daniel Bélanger.

Une chose est sûre [...] c’était vraiment important que pour mon premier album, ce soit des collaborations qui viennent uniquement du Québec, d’où je viens.

En plus de Daniel Bélanger, qui signe et chante le texte de Signal, CRi s’est entouré d’amis et d’amies proches, nommément Jesse Mac Cormack, Sophia Bel et Robert Robert, ainsi que d’une nouvelle amie, Emma Proulx alias Bernache, chanteuse du groupe Men I Trust.

L'engagement de CRi à faire un produit 100 % québécois se retrouve sur tous les aspects de l'album, de la pochette au vidéoclip de la chanson Never Really Get There, une création de sa sœur, la réalisatrice Alexa-Jeanne Dubé.

Introduire le Québec à l’électro

Avec Juvenile, CRi voulait faire un album qui est à la fois pop, léger et qui se danse bien, pour qu’en spectacle, ça soit cool de jouer ces tounes-là.

Un album pop et accessible, qui a l’ambition de faire découvrir la musique électronique aux mélomanes québécois, même Gaëtanne qui habite à Sept-Îles.

Je pense qu’au Québec, il y a un travail d’introduction à la musique électronique à faire. Je trouve que dans les dernières années, il y a eu une démocratisation du hip-hop à travers des projets comme Loud, explique-t-il.

Je ne me compare pas à Loud en termes d’envergure, loin de là, mais ça fait partie de ma démarche de vouloir sensibiliser les auditeurs québécois à la musique électronique.

Et pourquoi un album complet, en cette ère de diffusion en continu, alors que les microalbums et les simples ont déjà fait leurs preuves?

Je trouve que l’album, plus que jamais, est hyper important. Après, c’est sûr qu’au niveau des ventes, au niveau financier, ça ne fait aucun sens, mais être en musique non plus, financièrement ça ne fait aucun sens [...] Je crois encore à la réception organique plus qu’aux algorithmes.

CRi

Pour moi c’est en fait même plus important [maintenant]. Je sais que je suis à contre-courant [...] mais selon moi, [c’est] une manière de se démarquer et de permettre à l’auditeur de vraiment rentrer dans mon monde, mon univers artistique.

La naïveté comme moteur de création

À 30 ans, il peut paraître incongru d’appeler son album Juvenile, mais pour CRi, c’était tout à fait logique.

Pour moi, "juvénile", ce n’est pas nécessairement enfantin. Il y a une naïveté clairement, mais c’est une naïveté qui est positive, explique celui qui vient tout juste d’entrer dans la trentaine.

Depuis le jour 1 dans ma démarche artistique, j’ai toujours embrassé les choses d’une manière très naïve, c’est-à-dire de juste foncer dans les projets, sans savoir trop dans quoi je m’embarque, et ce, par souci de juste vouloir exister. Un peu comme un adolescent qui a le goût de s’affirmer, poursuit-il.

En vieillissant – j’ai 30 ans – on dirait que je m’éloigne de plus en plus de cette naïveté-là que je trouve vraiment riche en inspiration. Pour moi c’était un peu une façon de faire un hommage à cette façon d’être, qui pour moi est juvénile.

Avec les informations d'Eugénie Lépine-Blondeau, chroniqueuse culturelle à l'émission Tout un matin.

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