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Les loups de Banff survivent moins en dehors du parc en raison de la chasse

Un loup gris.

Les loups sont essentiels à l'écosystème.

Photo : The Associated Press / Dawn Villella

Radio-Canada

Une nouvelle étude publiée cette semaine dans le journal scientifique Global Ecology and Conservation montre que les loups gris du parc national Banff ne vivent pas plus longtemps que leurs congénères dans le reste de l’Alberta parce qu'ils sont victimes de la chasse et de la trappe en dehors des limites du parc.

Les chercheurs ont observé 72 loups du parc équipés d’un collier radio entre 1987 et 2019.

On a trouvé que la vie des loups de Banff est bien semblable à celle des loups d'ailleurs en Alberta, explique le coauteur et professeur d’écologie Mark Hebblewhite, de l’université du Montana.

Ils sont en effet non protégés et sujets à un fort risque de mortalité en raison de la chasse et de la trappe en dehors des limites du parc, et même sur les autoroutes et les voies ferrées du parc, précise-t-il.

L’étude indique que le risque de mortalité grimpe de 6,7 fois dès que les loups quittent le parc. Leur taux de survie atteint ainsi 73 %.

Selon Mark Hebblewhite, cela n’est guère plus que le reste de l’Alberta, de la Colombie-Britannique ou du Montana.

L’étude indique aussi que les loups qui passent toute leur vie dans le parc ont un bien meilleur taux de suivi, soit environ 84 %. Toutefois Mark Hebblewhite précise que les loups ont tendance à quitter le parc pour suivre leurs proies.

La plus grande quantité de wapitis dans tout l’écosystème du parc national de Banff n’est pas dans le parc en hiver. Ils sont hors du parc, donc les loups y vont et ils sont alors sujets à la chasse et la trappe, explique le chercheur.

L’étude souligne que 36 % des morts sont causés par la trappe, contre 18 % pour la chasse.

Mark Hebblewhite précise qu’il existe aussi des dangers pour les animaux à l’intérieur du parc, comme les routes.

Le défi posé par les routes

L’écologiste de la vie sauvage pour le parc et coauteur de l’étude Jesse Whittington indique être ravi que certaines mesures de protection adoptées par le parc aient porté leurs fruits.

Nous avons mis des barrières sur la route Transcanadienne et installé des passages pour la faune, ce qui a grandement réduit la mortalité des loups et des autres espèces sur la route. Avec notre fermeture saisonnière et les restrictions de voyage, cela donne aux loups tout l’espace dont ils ont besoin, explique-t-il.

Il reconnaît toutefois que des défis subsistent.

Notre plus grand défi, ce sont les intersections avec les routes secondaires. Nous avons des barrières pour les troupeaux dans ces endroits pour dissuader les animaux, mais les loups les traversent tout de même, indique Jesse Whittington.

Bien que l’étude ne se soit pas portée sur ce point, le chercheur ajoute que le taux de reproduction et la population de loups reste stable, malgré tout.

Il précise que l’animal joue un rôle important dans la régulation des espèces et l’équilibre de l’écosystème.

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