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L'industrie forestière, un enjeu électoral en Colombie-Britannique

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Un scierie à Mackenzie, en Colombie-Britannique

Un scierie à Mackenzie, en Colombie-Britannique

Photo : Radio-Canada / Yvan Côté

Les travailleurs de la foresterie sont sollicités par les candidats aux élections provinciales du 24 octobre en Colombie-Britannique, car ils gardent un grand pouvoir économique.

Mike Rorick travaille dans la foresterie depuis l'âge de 14 ans. Pendant les vacances d'été et le week-end, j'étais dehors à travailler avec mon père, se souvient-il, et j'ai découvert ma passion et mon amour pour la vie en extérieur, le travail physique et l'air frais.

Mike Rorick a été bûcheron puis il a travaillé dans la foresterie par hélicoptère. Aujourd'hui, il est responsable de la sécurité des travailleurs.

Il est persuadé que la foresterie a de beaux jours devant elle. Il faut faire du volume. Il faut servir le client et approvisionner le marché mondial. Tu ne peux pas juste fournir du bois au compte-gouttes, explique-t-il.

La foresterie est un service essentiel.

Mike Rorick, superviseur

Habitant Duncan, sur l'île de Vancouver, Mike Rorick a contribué à l'organisation de la manifestation du 18 février à Victoria pour réclamer que le gouvernement néo-démocrate soutienne l'industrie forestière.

Depuis, il dit avoir été approché par le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti libéral qui lui demandaient un soutien officiel, mais il a refusé, car il tient à ce que son organisation, la BC Forestry Alliance, reste indépendante.

La branche locale du Syndicat des Métallos, dont de nombreux travailleurs de la foresterie sont membres, a en revanche donné son soutien au NPD qui était au pouvoir lors de la longue grève à Western Forest Products.

Le gouvernement néo-démocrate n'a pas imposé un accord parce qu'il a écouté les travailleurs, indique le syndicat par communiqué. Il a permis aux parties de négocier sur un pied d'égalité.

Un besoin de certitude

À Campbell River, dans le nord de l'île, au moins 7 % des actifs travaillent dans la foresterie.

C'est le double de la moyenne provinciale et cela représente environ 1200 emplois, explique la responsable du développement économique de la ville, Rose Klukas.

Même si cela semble peu, elle estime que chaque travailleur de la foresterie assure le maintien de l'emploi de deux autres personnes dans le commerce de détail, la restauration et les services.

Un camion chargé de bois passe devant des pancartes électorales.

La candidate NPD Michelle Babchuk et le libéral Norm Facey apparaissent sur de rares pancartes à Campbell River.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Le maire, Andrew Adams, espère que le futur gouvernement provincial protégera les communautés forestières des fluctuations du marché mondial et des changements dans les droits de douane sur le bois d'oeuvre imposés par les États-Unis.

Nous avons besoin de certitude, dit-il. Certitude sur les droits de coupe et certitude sur ce qu'est la forêt ancienne, car il y a une grande méconnaissance à ce sujet.

Le NPD s'engage à protéger une partie de la forêt ancienne tandis que le Parti vert propose d'interdire l'exploitation des zones les plus à risque. Les libéraux, eux, proposent une loi de défense des activités forestières.

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