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Tout projet de privatisation des sites de quarantaine doit cesser, exige le NPD

Une femme seule face aux guichets de l'aéroport.

Le gouvernement étudie la possibilité de confier à une entreprise privée la gestion des nombreux sites de quarantaine au Canada.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms (CBC)

Radio-Canada

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) demande au gouvernement de Justin Trudeau de mettre un terme à tout projet de privatisation des sites de quarantaine, après que Radio-Canada eut dévoilé vendredi l'intention du fédéral d'étudier cette option dans le cadre de la crise sanitaire qui sévit depuis mars.

Dans une missive envoyée à la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, et que Radio-Canada a pu consulter, la députée néo-démocrate Niki Ashton fait part de sa grande inquiétude devant le projet du gouvernement de confier à une entreprise privée la gestion des nombreux sites de quarantaine au Canada.

Les voyageurs qui entrent au pays doivent en effet s'isoler pendant 14 jours pour prévenir la propagation du coronavirus, sous peine de s'acquitter d'une lourde amende, notamment.

Or, depuis le début de la pandémie, 3922 personnes ont résidé dans l'un des onze centres de quarantaine supervisés par le gouvernement fédéral parce qu’elles n’avaient pas d’option convenable pour s’isoler à leur arrivée. Cette gestion des sites supervisés a déjà coûté plusieurs dizaines de millions au gouvernement fédéral.

Pour l'instant, l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) a soumis en ligne une demande de renseignements – soit une sorte d’appel d’intérêt préliminaire – à l'industrie pour explorer ses options en matière de privatisation. Si Ottawa décide que la stratégie s'avère viable au terme de ce processus, un appel d’offres formel sera déclenché pour l’attribution potentielle d'un contrat à un fournisseur en mars 2021.

Le NPD craint toutefois que la gestion privée de ces sites ne conduise à toutes sortes de dérives. Permettez-moi d’être claire, les sites de quarantaine ne doivent être motivés que par une seule chose : assurer la sécurité et la santé des Canadiennes et Canadiens, écrit Mme Ashton, dénonçant la possibilité qu'une entreprise privée doive chercher à rentabiliser, par exemple, des services médicaux, de transports, de restauration et de sécurité en lien avec la pandémie.

Je vous demande instamment de mettre un terme à tout projet de privatisation des sites de quarantaine, dit encore la députée de Churchill–Keewatinook Aski, au Manitoba, qui est également porte-parole du NPD en matière de propriété publique.

Du côté du ministère de la Santé, on estime plutôt que la privatisation de tels services pourrait permettre une meilleure gestion de la pandémie. Cette démarche du gouvernement vise à voir si des entreprises pourraient faire le travail que fait l’Agence de la santé publique, qui pourrait alors redéployer ses efforts différemment pour lutter contre la COVID-19, a indiqué vendredi un porte-parole de la ministre Hajdu.

Toute entreprise qui serait sous contrat par le gouvernement pour gérer les sites aurait à respecter les plus hauts standards, a-t-on aussi affirmé.

Par ailleurs, en prévision d’un assouplissement éventuel des restrictions à la frontière et d’une augmentation de l’afflux de voyageurs, le gouvernement aimerait profiter de l’occasion pour étendre les installations de quarantaine à neuf villes supplémentaires, comme Windsor, Niagara, Québec, Ottawa, Charlottetown et Winnipeg.

Avec les informations de Louis Blouin

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