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Des restaurateurs de l'Estrie dénoncent un traitement injuste

La salle à manger du Auguste, peu achalandée.

Malgré la mise en place de mesures sanitaires, dont des plexiglas, les clients se font plus rares au restaurant Auguste de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / John Naïs

Radio-Canada

Les restaurateurs de l’Estrie dénoncent l'iniquité entre eux et les restaurateurs situés en zones rouges.  

Même si leurs salles à manger demeurent ouvertes, certains restaurateurs sentent les contrecoups de la fermeture des restaurants en zones rouges ainsi que des messages répétés du gouvernement.

C’est le cas d’Annick Beaudoin, propriétaire du restaurant Auguste, à Sherbrooke.

Le message qui est véhiculé c’est de ne pas sortir, de ne pas aller au restaurant. Moi mon cri du coeur est à ce niveau-là, dénonce-t-elle. La restauratrice ne comprend pas pourquoi les restaurateurs demeurent ouverts si le gouvernement martèle à la population de ne pas les fréquenter. 

Je crois qu’il y a une nouvelle zone qui apparaît qui s'appelle la zone grise. 

Annick Beaudoin, propriétaire du Auguste

Bien qu’elle ne souhaite pas que sa région devienne rouge, elle constate que la situation pour les restaurateurs est facilitée sur certains aspects dans ces zones. Les employés ont notamment droit au chômage dans les zones rouges, les restaurants peuvent aussi se consacrer complètement aux commandes pour emporter. 

Le chef propriétaire du restaurant Minton dans le village de Massawippi, Simon Proulx,  préfère aussi demeurer en zone orange et rester ouvert. Depuis les changements de couleur de zones, son achalandage a chuté de 50%. Il se dit toutefois fâché que le gouvernement n’ait pas conscience de l’impact que ça a sur les autres zones.

Pour son commerce aussi, une aide financière serait la bienvenue.

Une aide financière inégale

Des aides gouvernementales sont aussi offertes aux restaurateurs des zones rouges, mais pas dans les autres zones. 

Le vice-président affaires publiques et gouvernementales pour l’Association Restauration Québec, François Meunier, reconnaît que l’industrie de la restauration est à niveau extrêmement difficile.

Ça serait utopique de penser que le gouvernement va compenser les restaurants pour l’ensemble de leurs pertes de revenus. C’est plus de la subsistance qui va leur être offerte.

François Meunier, vice-président affaires publiques et gouvernementales pour l’Association Restauration Québec

François Meunier souligne toutefois que le programme d’aide du gouvernement provincial ce n’est pas la panacée. Le programme a des contraintes importantes et il considère qu’il demeure tout de même plus rentable pour les restaurateurs d’aller chercher ailleurs leurs revenus pour assurer leur survie à long terme.

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