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Pas de rassemblements au temps des fêtes: encore de l'incertitude pour les restaurateurs

Arbre illuminé dont les fleurs sur les branches sont remplacées par une myriade d'ampoules brillantes.

L'Halloween pourra avoir lieu, mais pas les grands rassemblements du temps des fêtes au Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Radio-Canada

Bon nombre de restaurateurs de l’Outaouais n’étaient pas surpris d’entendre François Legault annoncer jeudi qu’il faudra oublier les grandes fêtes de fin d’année.

Si l’Halloween a généralement lieu dans les rues, les rassemblements du temps des fêtes se déroulent pour plusieurs dans les restaurants. Mais cette année, il faudra repenser aux façons de célébrer Noël et le jour de l’An.

Des partys de Noël, ça fait déjà probablement depuis avril qu’on en a fait notre deuil pour cette année, raconte Dominique Gosselin, maître-brasseur au restaurant Les Brasseurs du temps.

Selon lui, ce n’est pas une réalité qui va exister dans la restauration pour 2020.

La photo montre l'accueil de la salle à manger du restaurant et une partie de la salle à manger où sont assis des convives

L'intérieur du restaurant Les Brasseurs du temps à Gatineau (archives).

Photo : Courtoisie

Le passage en zone rouge à Gatineau a forcé la fermeture des salles à manger des restaurants, ce qui lui rappelle de mauvais souvenirs. La dernière fois, ils nous ont parlé de 14 jours, en mars. On a été fermé pendant trois mois, se souvient M. Gosselin.

Il ajoute s’ils rouvrent la restauration, on s’entend qu’on va être quand même en distanciation, en bulles familiales.

Il est donc inconcevable pour le maître-brasseur d’accueillir de grands groupes pour la période des fêtes. Et l’annonce de Québec ne change pas les plans de l’établissement à court terme.

Il a fallu tout réviser cette année. On a fonctionné en plein été à près de 30 % de notre volume habituel. Donc on est en réajustement continuel, dit-il.

M. Gosselin estime que le chiffre d’affaires du restaurant cette année est de 20 à 30 % du montant habituel.

La deuxième vague, c’est une deuxième claque

Pour le copropriétaire du restaurant, Les Vilains Garçons, Cyril Lauer, la deuxième vague de COVID-19 représente tout un défi.

La deuxième vague, c’est une deuxième claque. Mais on s’y attendait, dit-il.

L'homme est sur un trottoir dans un quartier résidentiel

Cyril Lauer, copropriétaire du restaurant Les Vilains Garçons à Gatineau.

Photo : Radio-Canada

Après un été avec moins de touristes, mais tout de même achalandé, le restaurant s’est tourné, pour une deuxième fois, vers la formule pour-emporter. On a beaucoup de commandes. […] On est déjà habitués par rapport au premier confinement, souligne M. Lauer.

Si décembre n’est pas le mois le plus occupé pour le restaurant, il s’agit tout de même d’un bon mois, selon lui.

Je vais tout faire mon possible pour aller chercher un maximum de clientèle, lance-t-il. L’établissement mise sur les réseaux sociaux pour attirer la clientèle pendant cette période difficile.

La formule pour emporter ne permettrait pas aux restaurants de survivre

Ce ne sont pas les mets [pour] emporter qui vont assurer notre survie à long terme, estime le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’Association Restauration Québec (ARQ), François Meunier.

Son souhait: rouvrir les salles à manger pour accueillir des couples et des groupes de 6 personnes. Selon lui, les restaurateurs ont démontré, pendant la période estivale, qu’ils sont capables d’offrir un environnement sécuritaire à leurs clients.

François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales pour l’Association Restauration Québec.

François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales pour l’Association Restauration Québec.

Photo : Radio-Canada

On ne pouvait pas penser que la pandémie serait à ce point terminée et qu’on pourrait se retrouver 50-60 autour de la même table dans un restaurant

François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales pour l’ARQ

M. Meunier croit que le Québec devra apprendre à vivre avec la pandémie.

On ne pourra pas rester cloîtrés comme ça longtemps et ce n’est pas les mesures gouvernementales qui vont assurer notre survie, souligne-t-il.

Pour sa part, le président de la Chambre de commerce de Gatineau Pierre Samson rappelle que les prochains mois seront tout aussi difficiles pour les hôteliers et centres des congrès qui accueillent habituellement plusieurs événements lors de cette période.

Comment est-ce qu’on va s’en sortir ? Je ne le sais pas, admet-il. Dans la restauration […] où est-ce qu’on fait le profit, c’est [notamment] le vin et l’alcool, souligne le président.

Pas de fêtes jusqu'à nouvel ordre dans l'est ontarien

De son côté, le médecin-hygiéniste du Bureau de santé de l'Est de l'Ontario (BSEO), le Dr Paul Roumeliotis, a indiqué en point de presse vendredi qu'il était hors de question que se tiennent de grands rassemblements pendant la période des fêtes si la situation ne change pas.

Il s'agit de voir comment on va être dans deux mois. Pour le moment, on le décourage jusqu'à nouvel ordre. [...] Espérons que d'ici 4 à 6 semaines on verra une différence, a-t-il dit. Le Dr  Roumeliotis s'est d'ailleurs dit inquiet de l'augmentation des cas dans l'est ontarien.

À Ottawa, rien n'avait été précisé à ce sujet au moment d'écrire ces lignes.

Avec les informations de Marielle Guimond, Josée Guérin et Rosalie Sinclair

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