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Un groupe bouddhiste à l'Î.-P.-É. se défend de contribuer à la pénurie de logements

De gauche à droite : Joanna Ho, Yvonne Tsai et Sabrina Chiang.

De gauche à droite : Joanna Ho, Yvonne Tsai et Sabrina Chiang.

Photo : Steve Bruce/CBC

François Pierre Dufault

Un groupe de religieuses bouddhistes à l'Île-du-Prince-Édouard se défend de contribuer à la pénurie de logements dans la province. La congrégation reconnaît qu'elle aurait dû prendre le temps d'expliquer plus clairement aux autorités locales un important projet de monastère, qu'elle doit à présent mettre en veilleuse.

Les religieuses de l'Institut bouddhiste de la grande sagesse sont arrivées dans la province insulaire il y a une dizaine d'années. Elles sont maintenant près de 500 à vivre dans trois communautés de l'est de la province. Leur âge moyen est de 29 ans.

Récemment, la congrégation s'est vu refuser un permis de construction par la municipalité de Three Rivers, où elle voulait bâtir un dortoir pour 200 personnes.

L'Institut souhaite ultimement construire un monastère pouvant accueillir 1400 religieuses qui viendraient étudier le bouddhisme à l'Île-du-Prince-Édouard. Au cours de la dernière décennie, la communauté religieuse a acheté près de 270 hectares de terrain principalement à Three Rivers, de même qu'à Vernon River.

Toutefois, les élus de Three Rivers s'inquiètent des répercussions d'un tel projet sur la disponibilité des terrains pour de nouveaux logements dans la région.

Des religieuses de l'Institut bouddhiste de la grande sagesse ont comparu, le jeudi 15 octobre 2020, devant un comité parlementaire de l'Île-du-Prince-Édouard.

Des religieuses de l'Institut bouddhiste de la grande sagesse ont comparu, jeudi, devant un comité parlementaire de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Steve Bruce/CBC

Trois religieuses de l'Institut bouddhiste de la grande sagesse ont comparu, jeudi, devant un comité parlementaire de l'Île-du-Prince-Édouard afin d'expliquer les plans de leur congrégation. L'une d'elles, la vénérable Yvonne Tsai, a reconnu qu'à l'avenir, sa communauté doit mieux communiquer ses projets aux autorités insulaires.

Nous ne sommes pas les meilleures conteuses d'histoires. Nous sommes demeurées trop silencieuses ces dernières années. Je pense donc qu'il est de notre responsabilité de sortir et d'aller expliquer [nos projets].

La vénérable Yvonne Tsai, membre de l'Institut bouddhiste de la grande sagesse

La vénérable Yvonne Tsai dit comprendre les réticences du conseil de Three Rivers, une municipalité issue d'une fusion de plusieurs communautés rurales en 2018 et dont la population s'élève à un peu plus de 4500 habitants, selon les plus récentes données de Statistique Canada.

La ministre des Finances de l'Île-du-Prince-Édouard, Darlene Compton, qui est députée de l'est de la province, s'inquiète pour sa part de l'acquisition de sept propriétés qui semblent vacantes par l'Institut bouddhiste de la grande sagesse. Nous avons une pénurie de logements et quand nous voyons plusieurs maisons vides, c'est une préoccupation, souligne-t-elle.

Les religieuses bouddhistes précisent que ces maisons dans la municipalité de Three Rivers sont utilisées pour des activités de la communauté et pour accueillir des proches de la congrégation qui viennent en visite. Elles assurent qu'elles ne veulent pas ajouter de pression à un marché immobilier déjà très tendu.

Rappelons qu'il existe une autre communauté de moines bouddhistes, l'Institut bouddhiste de la grande illumination, qui est elle aussi établie dans l'est de l'Île-du-Prince-Édouard.

Avec les informations de CBC

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