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Un professeur décapité lors d'une attaque terroriste au nord de Paris

Des policiers surveillent un périmètre.

L'homme assassiné est un professeur de collège qui avait montré des caricatures de Mahomet en classe, selon la police.

Photo : Reuters / CHARLES PLATIAU

Radio-Canada

L’allocution fut courte, à peine cinq minutes. Visiblement marqué, le président français Emmanuel Macron a déclaré que l’assaillant qui a décapité un professeur de banlieue parisienne en pleine rue avait voulu abattre la « République dans ses valeurs, les Lumières ». L’auteur du meurtre a été abattu par la police.

Emmanuel Macron, venu sur les lieux du drame, à Conflans-Saint-Honorine, a affirmé qu’il s’agissait d’un attentat terroriste islamiste caractérisé. Il a appelé ses compatriotes à faire bloc face à l’obscurantisme et la violence.

Le président français apparaît à la droite de l'image.

« Ils ne passeront pas », a affirmé le président français.

Photo : Reuters

Je veux dire ce soir à tous les enseignants de France que nous sommes avec eux, que la nation tout entière sera à leur côté, aujourd’hui et demain, pour les protéger, les défendre, leur permettre de faire leur métier qui est le plus beau qui soit : faire des citoyens libres.

Emmanuel Macron, président de la République française

Quatre personnes en garde à vue

Selon l'agence Reuters, le meurtre s'est produit en fin d'après-midi près d'un collège de la ville de banlieue parisienne, où des témoins ont affirmé qu'un individu armé avait attaqué la victime en criant Allah Akbar alors qu'il marchait dans la rue.

Des sources policières ont confirmé que la victime était un professeur d'histoire. L'enseignant avait récemment montré des caricatures du prophète Mahomet en classe lors d'un cours sur la liberté d'expression, ont précisé les mêmes sources.

L'agresseur, qui a eu le temps de quitter les lieux, a été rattrapé un peu plus loin par la police dans un quartier résidentiel de la ville voisine d'Éragny-sur-Oise. L'individu, qui menaçait les agents avec un couteau, a été abattu.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé qu'il avait ouvert une enquête sous des motifs d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste et d'association de malfaiteurs terroriste criminelle. Quatre personnes, dont un mineur, sont placées en garde à vue, selon les informations de l'Agence France-Presse. Elles font partie de l'entourage familial de l'assaillant.

Le premier ministre du Québec, François Legault, a réagi au drame sur Twitter : Je tiens à offrir au peuple français mes sincères condoléances au nom de tous les Québécois, à la suite de cet acte barbare. Une attaque lâche contre la liberté d’expression et nos enseignants. Nous sommes tous unis dans la lutte contre le terrorisme.

Message sur Twitter

Selon l'Agence France-Presse, les enquêteurs s'intéressent à un message publié sur un compte Twitter qui montre notamment une photo de la tête du professeur assassiné.

Un message sans équivoque adressé au président Emmanuel Macron, surnommé le dirigeant des infidèles, accompagne la photo : J'ai exécuté un de tes chiens de l'enfer qui a osé rabaisser Mahomet.

Les enquêteurs tentent actuellement de déterminer si le message a été envoyé par l'agresseur ou par une autre personne.

Des policiers en faction tiennent des armes automatiques.

Des policiers montent la garde dans une rue d'Éragny-sur-Oise, où le suspect a été abattu à la suite d'une poursuite.

Photo : afp via getty images / ABDULMONAM EASSA

Cette nouvelle agression survient alors que se poursuit devant la cour d'assises spéciale de Paris le procès des attentats contre Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher, survenus en janvier 2015 .

Elle a eu lieu trois semaines après une attaque au hachoir rue Nicolas-Appert, dans le XIe arrondissement de Paris, où se trouvait la rédaction de l'hebdomadaire satirique lors de la tuerie.

L'agresseur, un ressortissant pakistanais interpellé par les forces de l'ordre, entendait se révolter contre la republication par Charlie Hebdo des caricatures de Mahomet, mais n'avait prêté allégeance à aucun groupe, avait alors déclaré le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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