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COVID-19 : comment certaines régions ont-elles réussi à rester en zone jaune?

Les régions du Québec sont colorées en fonction des paliers d'alerte de COVID-19.

Il ne reste plus que 5 régions en zone jaune au Québec.

Photo : Gouvernement du Québec

Annie-Claude Luneau

Il ne reste plus que cinq régions jaunes au Québec : l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Nord-du-Québec, les Terres-cries-de-la-Baie-James et le Nunavik.

Depuis le début de la pandémie, le taux de contamination à la COVID-19 est de 1019 par 100 000 habitants au Québec, selon les données du 14 octobre.

Dans ces régions, ce taux est sous la barre des 200 cas par 100 000 habitants.

Comment expliquer le succès de ces régions nordiques dans la prévention de la propagation de la COVID-19?

Le premier facteur est un isolement un peu naturel, un isolement géographique naturel. Les régions du nord ont un certain avantage par rapport aux régions où il y a plus de monde, explique d’entrée de jeu le médecin spécialiste en santé publique au Centre régional de santé et de services sociaux de la Baie-James, Eric Eleko. Plus on a de contacts, plus on est à risque d’attraper la COVID-19 et la densité de la population dans les régions du nord fait en sorte que les contacts ne sont pas au même nombre qu’à Montréal et à Québec.

La médecin-conseil en santé publique au CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue Omobola Sobanjo salue de son côté la collaboration des citoyens, mais aussi des entreprises et des organisateurs d’activités.

Souvent, nous recevons des questionnements en lien avec les activités que les gens veulent avoir et ça aide à pouvoir amener des recommandations précises pour mieux encadrer et pouvoir tenir ces événements et activités de façon sécuritaire, explique Dre Sobanjo.

Deux femmes devant les caméras pour une conférence de presse

Dre Omobola Sobanjo, médecin-conseil à la direction de la santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue (archives)

Photo : Radio-Canada / Millette, Lise

Les citoyens du nord sont peut-être aussi plus au fait de la fragilité du système de santé, croit Dr Eleko.

Le Nord-du-Québec n’a pas de centre désigné pour accueillir des patients atteints de la COVID-19, les personnes touchées doivent être transférées au Saguenay Lac-Saint-Jean ou à Montréal.

Le message a été passé à la population. Tout le monde a pris conscience du fait que nous sommes vulnérables et qu’il fallait protéger notre système de soins, ajoute Dr Eleko.

Un certain relâchement

Comme partout ailleurs, la santé publique a constaté un certain relâchement dans le respect des mesures de distanciation physique et des autres consignes de santé publique cet été.

Ce n’est pas le moment de baisser les bras, prévient Dr Eleko. Pour les prochaines semaines, c’est très important que chaque citoyen continue de faire un effort pour respecter les consignes de santé publique. Nous sommes chanceux d’avoir encore certaines libertés, d’aller au restaurant, de faire plusieurs activités. Limitez aussi les déplacements non nécessaires dans les zones rouges et oranges.

Les autorités sanitaires ont aussi remarqué que certaines personnes attendent trop longtemps lors de l’apparition de symptômes d’allure grippale pour passer un test de dépistage.

Des personnes qui avaient le virus ont continué leurs activités régulières, contaminant ainsi plusieurs autres personnes.

Ce que je veux rappeler à nos citoyens, c’est dès que vous avez des symptômes, même si vous ne pensez pas avoir été en contact avec un cas, c’est important de consulter le site quebec.ca (Nouvelle fenêtre), d’utiliser l’outil d’auto-évaluation pour évaluer vos symptômes et aller passer un test de dépistage si cela est recommandé, souligne Dre Sobanjo.

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