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Conflit de pêche en Nouvelle-Écosse : Joël Comeau démissionne

Joël Comeau interviewé sur un quai devant des bateaux de pêche.

Joël Comeau démissionne à titre de vice-président de l'Union des pêcheurs des Maritimes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le vice-président de l’Union des pêcheurs des Maritimes en Nouvelle-Écosse, Joël Comeau, annonce sa démission à la suite des événements des derniers jours.

Deux importantes échauffourées ont eu lieu dans la soirée de mardi. Selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC), environ 200 personnes ont endommagé des véhicules et deux entrepôts à New Edinburgh et à Pubnico-Ouest-le-Centre où des pêcheurs micmacs laissent leurs prises.

Découragé, Joël Comeau presse les autorités fédérales d’intervenir pour régler le conflit.

On aimerait que la ministre des Pêches et des Océans, Bernadette Jordan, puisse finalement faire sa job à 100 %. Les événements comme ceux que vous avez vus dans les dernières 72 heures, il n’y avait pas de raison que ça arrive. Il n’y a personne qui voulait faire ça. Moi, je ne suis pas en faveur que ce soit arrivé. Je comprends pourquoi c’est arrivé, la frustration des pêcheurs. Il y en a qui ne savent pas ce qui se passe. Des personnes comme moi dans des exécutifs on va à des [réunions] et à des [réunions] et on a zéro résultat. Moi, je suis découragé, massif, affirme Joël Comeau.

Joël Comeau craignait aussi pour sa sécurité et celle de sa famille. Il en a discuté avec le chef de la Première Nation de Sipekne'katik, Michael Sack.

À matin, j’ai appelé le chef Mike. Puis, on s’est parlé. J’ai décidé pour des raisons personnelles que je ne vais pas le rencontrer et il a compris 100 % pourquoi. La sécurité de ma famille et la bonne santé de mon épouse sont plus importantes. C’est difficile sur nous autres quand on est tout le temps en train de se battre avec le gouvernement. C’est une bataille qui paraît impossible à gagner, explique Joël Comeau.

Moi, j’ai été suivi à la maison. Il y avait des personnes dans mon [entrée] pour m’intimider. J’ai des pêcheurs même fâchés que j’avais parlé au chef Mike.

Joël Comeau, vice-président démissionnaire de l'Union des pêcheurs des Maritimes

Le lancement d’une pêche de subsistance par la Première Nation de Sipekne'katik hors de la saison de pêche réglementée, il y a quelques semaines, a été suivi de tensions.

La semaine dernière encore, un bateau de pêche des Micmacs a été détruit par un incendie suspect à un quai à Comeauville.

Des pêcheurs commerciaux s’opposent à la pêche de subsistance des Micmacs parce qu’elle se déroule hors de la saison réglementée, qui ne commence qu’en novembre dans le secteur.

Ils jugent que cette pêche de subsistance menace la durabilité de la ressource et ils la qualifient d’illégale. Ils ont manifesté plusieurs fois ces dernières semaines pour la dénoncer.

Les Micmacs, pour leur part, disent que leur pêche de subsistance est trop faible pour nuire à la ressource. Leur droit d’effectuer une pêche de subsistance convenable a été reconnu par la Cour suprême du Canada dans sa décision sur la cause de Donald Marshall fils, en 1999.

La Cour a précisé par la suite que le gouvernement fédéral pouvait réglementer la pêche des Autochtones et qu’il devait pour cela justifier toutes les restrictions qu’il imposerait.

Aucune restriction n’a toutefois été définie au cours des années suivantes.

Avec des renseignements d'Olivier Lefebvre et de

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