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Une résidente du Centre de réadaptation Wascana témoigne des difficultés du confinement

Une femme atteinte de paralysie cérébrale accompagnée d'une autre femme.

Chelsea Dreher (à droite) et sa mère, Michelle.

Photo : Chelsea Dreher

Radio-Canada

Selon une femme de 31 ans atteinte de paralysie cérébrale qui réside au Centre de réadaptation Wascana à Regina depuis 9 ans, le confinement qu'elle vit depuis le début de la pandémie de COVID-19 est très difficile.

Chelsea Dreher affirme qu’elle était une femme occupée avant la pandémie. Elle rendait visite à sa famille fréquemment, voyait des amis et pouvait aller se faire couper les cheveux.

Toutefois, depuis l’entrée en vigueur des mesures sanitaires pour freiner la propagation de la COVID-19, Chelsea Dreher et les autres résidents du Centre de réadaptation Wascana doivent rester à l’intérieur de l’établissement.

Elle raconte que les visites sont rares et que la majorité des résidents ne sont pas autorisés à quitter le centre de soins de longue durée.

Après avoir fait une dépression en raison de son isolement et de sa solitude, Chelsea Dreher a obtenu le privilège de voir ses parents à leur domicile à quelques semaines d’intervalle.

Elle peut également rencontrer un ami qui habite dans une autre unité du centre, tout en respectant la distanciation physique.

Je me sentais désespérée et découragée, je ne voulais pas sortir du lit le matin. J'avais le coeur brisé, dit-elle.

Pour l'instant, la Saskatchewan envisage de lever les restrictions sur les centres de soins de longue durée de la province au mois de juin 2021.

Je savais qu’il allait y avoir un confinement, des mesures de sécurité, des vaccins et d'autres choses, mais je ne pensais pas que nous allions être enfermés ici pendant un an et demi, poursuit Chelsea Dreher.

L’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA) souligne, dans une déclaration, que les protocoles sanitaires sont en place pour assurer la protection des patients, des résidents et des visiteurs.

La SHA est consciente que certaines de ces mesures peuvent être difficiles, mais il est essentiel de protéger ceux qui sont vulnérables à la COVID-19, écrit-elle.

Chelsea Dreher et sa famille ont contacté la SHA et d’autres membres du gouvernement pour leur faire part de leurs préoccupations en matière de santé mentale. Elle qu'elle a été entendue au début, mais qu'elle n'a pas reçu de réponse à ses questions par la suite, notamment au sujet du confinement à long terme.

Je n'ai pas l'impression d'être une personne, j'ai l'impression d'être un numéro.

Chelsea Dreher

Chelsea Dreher ajoute que, durant le temps des Fêtes, qui arrive à grands pas, les résidents ne seront pas autorisés à voir leur famille.

Je veux que le gouvernement commence à écouter. Il ne faudrait pas attendre que des personnes perdent la tête avant de tenir compte de la situation, conclut-elle.

Avec les informations d'Emiliy Pasiuk

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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