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Un chat blessé par balle dans un quartier résidentiel de Stoneham

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Un chat amputé d'une patte.

Dexter, un chat de race Savannah, a été atteint par un projectile d'arme à feu le 6 octobre dans un quartier résidentiel de Stoneham.

Photo : Stéphanie Major

Un chat a dû être amputé après avoir été atteint par le projectile d'une arme dans un quartier résidentiel de Stoneham, près de Québec. Les propriétaires du chat ont déposé une plainte à la police. Ce genre d’histoire se répète plus souvent qu’on le pense.

Âgé de six ans, Dexter est un chat de race Savannah qui a l’habitude de se promener à l’extérieur dans son quartier de Stoneham. Sauf que le 6 octobre, lorsqu'il est revenu à la maison, il n'était plus capable de mettre son poids sur une de ses pattes avant.

Il était blessé, mais on ne voyait pas de sang, pas de plaie, raconte Stéphanie Major, croyant alors que Dexter s’était cassé la patte ou blessé à l’épaule.

Mais chez le vétérinaire, la radiographie a plutôt révélé la présence d’un projectile de plomb. L'os était complètement éclaté, explique-t-elle avec émotion.

Radiographie de la patte d'un chat montrant une fracture causée par un projectile.

Les vétérinaires n'ont pas été en mesure de retirer le projectile lors de la chirurgie.

Photo :  Hôpital vétérinaire des Laurentides

On était sous le choc. On était fâchés. On ne comprend pas pourquoi quelqu'un, un humain, peut avoir fait ça à un chat.

Stéphanie Major
Une femme aux cheveux bruns en entrevue.

Stéphanie Major ne veut pas que cet événement passe sous silence.

Photo : Radio-Canada

Des trois options présentées par les vétérinaires, la famille de Dexter a choisi l’amputation complète de la patte.

La reconstruction, c'était assez coûteux et il n'y avait pas de garantie de réhabilitation. L'euthanasie, on ne voulait pas aller là, dit Stéphanie Major.

Un chat se déplaçant avec trois pattes.

Dexter se déplace plus difficilement depuis l'amputation d'une patte avant.

Photo : Radio-Canada

Un geste criminel

La famille de Dexter a porté plainte à la Sûreté du Québec (SQ) et Stéphanie Major s'est tournée vers les réseaux sociaux pour informer les gens de ce qui s'était passé, les invitant du même coup à transmettre toute information pertinente aux autorités.

Une publication Facebook affichée sur un téléphone portable.

En peu de temps, la publication de Stéphanie Major a été partagée plus de 11 000 fois et elle dit avoir reçu de nombreux messages de soutien.

Photo : Radio-Canada

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal rappelle qu'il peut y avoir des conséquences importantes à blesser ainsi un animal.

L’organisme a le pouvoir d’appliquer certains articles du Code criminel liés aux animaux qui légifèrent le fait de tuer, blesser, mutiler, empoisonner des animaux, explique Amélie Martel, directrice du bien-être animal à la SPCA de Montréal.

Ça peut aller jusqu'à l'emprisonnement dans certains cas ou à des amendes très, très salées allant jusqu'à 10 000 $, précise-t-elle.

Amélie Martel, directrice du bien-être animal à la SPCA de Montréal

Amélie Martel, directrice du bien-être animal à la SPCA de Montréal

Photo : Radio-Canada

L'utilisation d'une arme à air comprimé peut être considérée comme une arme à feu réelle au sens du Code criminel, ajoute Ann Mathieu, sergente aux communications de la SQ, dépendamment de la vélocité du projectile.

Même si elle admet que ces enquêtes peuvent être difficiles à élucider, Ann Mathieu insiste sur l'importance de porter plainte.

La personne a commis ce geste-là dans quel but? Que pourrait-il faire d'autre éventuellement? Il pourrait y avoir une gradation. C'est jamais rien qui est exclu.

Ann Mathieu, sergente aux communications de la Sûreté du Québec
Ann Mathieu, sergente aux communications de la Sûreté du Québec

Ann Mathieu, sergente aux communications de la Sûreté du Québec

Photo : Radio-Canada

Malheureusement, j'aimerais vous dire que je suis surprise, mais pas vraiment, renchérit Amélie Martel de la SPCA de Montréal.

Des animaux blessés ou empoisonnés, parfois par un voisin qui trouve que certains animaux sont nuisibles, c'est un phénomène connu.

Les gens sont vraiment inquiets

D'ailleurs, Stéphanie Major s'inquiète parce qu'elle est convaincue que l'auteur du crime n’habite pas très loin de chez elle puisqu’il y a à peu près trois rues où Dexter va se promener autour de la maison familiale.

Un geste qu'elle qualifie d'inconscient qui aurait pu avoir des conséquences graves pour d'autres personnes et qui a des dommages collatéraux. Ça a créé une onde de choc, selon Stéphanie Major.

Les gens se demandent est-ce qu'il va s'en prendre à mon animal? À un chien? À un être humain? Est-ce que la personne est instable?

Stéphanie Major

On est dans un quartier résidentiel. Il y a beaucoup d'enfants, des enfants qui vont à l'école, des mamans en congé de maternité, des bébés, insiste-t-elle.

Des cas similaires dans la région

Stéphanie Major n'est pas la seule à s'être tournée vers les réseaux sociaux. D'autres histoires semblables ont été exposées sur les réseaux sociaux récemment.

Jeudi dernier, sur sa page Facebook, la SPA de Québec a raconté la surprise d'une vétérinaire de l'organisme qui a découvert un plomb provenant d'une arme à air comprimé dans le crâne d'un chat errant qui a été confié à l'organisme.

Publication Facebook avec photos d'une chirurgie sur un chat.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La SPA de Québec a publié cette histoire sur sa page Facebook le 15 octobre.

Photo : Radio-Canada / Facebook SPA de Québec

En juin dernier, Jacynthe Gervais a raconté que sa chatte, Trixie, a été atteinte par un projectile de plomb dans son quartier de Lac Saint-Charles, à Québec.

C’est inquiétant. On ne se sent plus autant en confiance dans notre quartier.

Jacynthe Gervais

Jointe au téléphone, Mme Gervais raconte qu'elle a porté plainte à la police. Sept mois plus tard, Trixie est rétablie, mais les membres de sa famille ne savent toujours pas qui a posé ce geste dans ce quartier qu'ils habitent depuis 12 ans.

Un chat blanc et gris présentant une blessure causée par le projectile d'une arme.

Trixie, un chat de deux ans, a été atteint par le projectile d'une arme en mars dernier à Lac Saint-Charles.

Photo : Jacynthe Gervais

Les chats peuvent déranger certaines personnes dans un quartier, mais de là à tirer dessus, c’est lâche, c’est un geste gratuit.

Jacynthe Gervais
Projectile de carabine à plomb.

Le projectile de plomb retrouvé sur Trixie en mars dernier lorsqu'elle est revenue à la maison blessée.

Photo : Jacynthe Gervais

Sur la Rive-Sud aussi

Le 5 juillet dernier, une femme de Saint-Patrice-de-Beaurivage, un village de la MRC de Lotbinière, dans Chaudière-Appalaches, a partagé une histoire similaire sur Facebook. La veille, son chien a lui aussi été blessé.

Publication Facebook avec photos d'un chien blessé par une arme à feu.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

En juillet, Nancy Breton s'est tournée vers les réseaux sociaux pour raconter son histoire.

Photo : Radio-Canada / Facebook Nancy Breton

Je trouve ça inquiétant. Est-ce que c’est un jeu? Une mode?

Nancy Breton

Nancy Breton raconte que sa Lili a été atteinte par trois projectiles de plomb.

Un projectile de plomb visible dans le corps d'un chien sur une radiographie.

Trois projectiles de plomb ont été retrouvés dans le corps du chien de Nancy Bérubé.

Photo : Facebook Nancy Breton

Mme Breton dit avoir porté plainte à la SQ. Plus de trois mois plus tard, Lili est guérie et elle n’a aucune séquelle, mais le mystère plane toujours. On se demande vraiment c’est qui et surtout, pourquoi?, lance-t-elle au téléphone. On ne peut pas croire que c’est quelqu’un du coin.

Nancy Breton ajoute qu'elle a appris que dans la même période, un chien aurait aussi été atteint par un projectile du même genre dans le village voisin, Saint-Sylvestre, alors qu’il était attaché.

La Sûreté du Québec (SQ), la police de Québec et la police de Lévis n'ont pas été en mesure de préciser le nombre de plaintes reçues concernant ce phénomène à temps pour le reportage.

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