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Nicolas Sarkozy accusé d'« association de malfaiteurs »

Nicolas Sarkozy.

L'ex-président a clamé son innocence sur Facebook, vendredi.

Photo : Reuters / Éric Gaillard

Radio-Canada

L'ancien chef de l'État français Nicolas Sarkozy a été inculpé lundi à l'issue de quatre jours d'audition pour « association de malfaiteurs » dans l'enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007, a appris l'AFP vendredi auprès du Parquet national financier.

Cette nouvelle poursuite, révélée par Mediapart, est la quatrième dans ce dossier pour M. Sarkozy.

Il s'était dit victime d'un complot après les inculpations prononcées en mars 2018 pour corruption passive, recel de détournement de fonds publics et financement illégal de campagne.

Sur sa page Facebook, M. Sarkozy dit avoir appris cette nouvelle mise en examen avec la plus grande stupéfaction.

Clamant son innocence, l'ex-président soutient avoir participé à 44 heures d'interrogatoire, au cours desquelles il aurait produit des éléments essentiels au soutien de la démonstration complète de [sa] probité.

Les Français doivent savoir que je suis innocent de ce dont on m’accuse en apportant un crédit invraisemblable aux déclarations d’assassins, d’escrocs notoires et de faux témoins. Je sais que la vérité finira par triompher, ajoute-t-il sur le réseau social.

Une longue affaire

Le 31 janvier dernier, les magistrats ont mis en examen pour association de malfaiteurs l’un des ex-collaborateurs de M. Sarkozy, Thierry Gaubert, soupçonné d’avoir touché des fonds provenant du régime libyen qui auraient pu alimenter la campagne pour la présidentielle de 2007.

Lors de sa dernière audition, en juin 2019, M. Sarkozy avait dit être totalement innocent dans cette affaire, dénoncé un complot, puis refusé de répondre aux questions des magistrats, le temps de l’examen de recours visant à faire annuler l’enquête.

Mais un arrêt de la cour d’appel de Paris du 24 septembre a permis de relancer l’enquête : la chambre de l’instruction, chargée d’étudier les recours contre les actes d’instruction, a rejeté l’essentiel des arguments du camp Sarkozy qui réclamait l'annulation des démarches judiciaires.

Elle a ainsi presque entièrement validé les investigations lancées il y a huit ans dans cette affaire aux multiples ramifications.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Le Monde

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