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Québec peine à recruter 800 enseignants retraités pour combler la pénurie

Le ministère de l'Éducation offre jusqu’à 412 $ par jour aux retraités volontaires.

M. Roberge devant un drapeau du Québec.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Environ 300 enseignants retraités ont accepté jusqu’à présent l’invitation du ministre de l’Éducation lancée il y a quelques semaines de venir faire de la suppléance. Ce dernier se donne jusqu’au printemps 2021 pour en convaincre 800 au total.

Lorsque le ministre de l’Éducation a sollicité, le 22 septembre, les jeunes retraités de l’enseignement pour qu'ils viennent prêter main-forte dans le réseau, Josée White y a songé un moment.

Je serais peut-être même allée dans des classes de francisation avec les adultes, explique cette retraitée qui a enseigné 25 ans au secondaire.

Elle s’est toutefois ravisée. Après réflexion et après avoir vu ce qui s'est passé du côté de la santé, je me suis dit que, si on nous demande de changer d'école... Je trouvais que ce n'était pas une très, très bonne idée.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Le président de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement, Nicolas Prévost, constate que le recrutement de retraités n’est pas aussi rapide que prévu.

On voit deux raisons au moins grand nombre de réponses prévues : une bien entendu liée à une certaine inquiétude de revenir dans les établissements scolaires et une deuxième reliée aux conditions d'emploi, je pense.

Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement

Le ministère offre jusqu’à 412 $ par jour aux retraités volontaires, sans pénalité sur leurs prestations de retraite.

Trois cents enseignants qui vont faire [jusqu’à] 10 jours de suppléance, c’est l’équivalent de 3000 journées de suppléance où des élèves auront eu devant eux des enseignants d’expérience, souligne le ministre Jean-François Roberge.

Moi, je trouve ça normal que ça prenne quelques semaines avant que tout le monde revienne, affirme-t-il.

On s’était donné un objectif d’environ 10 % des retraités des cinq dernières années [...] à peu près 800, mais d’ici la fin de juin.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec

Les incitatifs fiscaux ne seront jamais assez élevés pour que, personnellement, j'aie le goût d'y retourner, tranche Josée Schmitt, qui a passé 34 ans comme enseignante au primaire.

Selon elle, le ministre devrait se tourner vers des solutions à long terme en essayant de redorer la profession d'enseignant auprès des jeunes, qui abandonnent le métier très tôt.

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