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Des Premières Nations demandent une enquête publique après la mort d’un adolescent

Une femme d'une quarantaine d'années aux cheveux courts et blonds. Elle regarde au loin avec un sentiment de perplexité.

Sarah Rauch est l'avocate de la famille de Traevon Chalifoux-Desjarlais.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

La famille de l'adolescent de 17 ans retrouvé mort dans un foyer de groupe à Abbotsford et des membres des Premières Nations demandent l’ouverture d’une enquête publique pour faire la lumière sur les raisons de son décès.

En conférence de presse, l’avocate de la mère de l’adolescent, Sarah Rauch, affirme avoir envoyé des lettres au service de police de la ville, au foyer de groupe et au ministère provincial des Enfants et du Développement de la famille dans cette optique.

Le silence n’est pas acceptable.

Une citation de :Sarah Rauch, avocate de la mère de Traevon Chalifoux-Desjarlais

Selon l’avocate, la mise en place d’une enquête publique est une occasion de recueillir le plus d’information possible sur la mort de l'adolescent.

Quatre jours après sa disparition, le corps de Traevon Chalifoux-Desjarlais a été retrouvé dans le placard de sa chambre. Le foyer de groupe dans lequel il séjournait était sous l'autorité de la Fraser Valley Aboriginal Children and Family Services Society, une agence déléguée au ministère provincial des Enfants et du Développement de la famille.

L’arrière-grand-mère de Traevon Chalifoux-Desjarlais, Theresa Campiou, se dit anéantie par cette mort et souhaite obtenir justice pour sa famille.

Nous voulons comprendre ce qu’il s’est passé, notre famille veut avoir des réponses à ses questions, dit-elle.

La chef Judy Wilson, membre de l'exécutif de l’Union des chefs autochtones de la province, déplore l'absence d'enquête des autorités de la province pour les membres des Premières Nations portés disparus ou retrouvés morts.

Nous sommes extrêmement préoccupés par l'absence d'enquête sur sa mort et, bien souvent, nos membres disparaissent ou meurent sans enquête adéquate, et les familles en deuil sont laissées sans réponses, déplore Judy Wilson.

Le Service des coroners de la Colombie-Britannique mène une enquête pour déterminer la cause du décès de l’adolescent et tout facteur contributif. Une autopsie a également été ordonnée par les dirigeants des Premières Nations de la Colombie-Britannique au mois de septembre.

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