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La Cour supérieure reconnaît que Toronto n'a pas réussi à protéger les sans-abri

Un dortoir du refuge St. Simon, à Toronto.

Un dortoir du refuge St. Simon, à Toronto (archives)

Photo : CBC/Nick Purdon

La Cour supérieure de l'Ontario a statué que la Ville de Toronto a failli à son devoir de faire respecter les consignes de santé publique dans ses refuges, selon l’Association canadienne des libertés civiles (ACLC).

L'ACLC a communiqué cette décision de justice jeudi en fin d'après-midi sur Twitter.

L'association, en compagnie de plusieurs agences sociales torontoises, avait signé une entente avec la Municipalité en mai dernier, dans laquelle cette dernière s'engageait à aménager ses refuges pour sans-abri afin d’établir une distance physique de deux mètres entre les personnes ainsi qu'à créer plus de places d'accueil dans ses structures.

Le 15 juin, Toronto avait affirmé à la coalition avoir terminé la mise en oeuvre de cet engagement.

Or, des documents présentés par les plaignants devant le tribunal semblent indiquer que ce n’était pas le cas. La cour a validé ces documents dans une décision de justice publiée jeudi.

Désormais, la Ville de Toronto doit rendre des rapports de conformité chaque semaine jusqu'à ce qu'elle se soit acquittée de ses obligations aux termes de l'entente, peut-on y lire.

Selon Noa Mendelsohn Aviv, directrice du programme sur l'égalité de l'ACLC, il reste beaucoup à faire pour que la situation dans les refuges soit saine et sécuritaire.

Plus de 600 infections à la COVID-19 dans les refuges

Le fait que des gens sollicitent la justice dans une affaire différente pour le droit de rester sous des tentes dans les parcs vous dit tout, rappelle-t-elle. Les gens considèrent les abris comme dangereux, comme des endroits où ils peuvent attraper une maladie qui a fermé le monde entier.

Elle a insisté sur le fait que les évictions de locataires, autorisées à nouveau depuis début août en Ontario, contribuent à fragiliser les populations vulnérables.

La Ville de Toronto n'a pas souhaité s'exprimer dans l'immédiat, indiquant par courriel avoir besoin de temps pour revoir la décision avant de commenter.

Selon les dernières données publiées par la santé publique, 649 cas de COVID-19 ont été reliés à des éclosions dans les refuges de Toronto depuis le début de la pandémie.

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